F»ARS
Ah ! bourreaux ! Âh ! monstres !
SAEÀH*
Oui, Jé£us> Le défenseur du pauvre et du faible n'est plus ! Son corps ioanimé iious réclame une tombe»
pisaui.
Quoi I le crime triomphe et la vertu 8ucc6nd)e !
TOUS
Il est mort?
8à>AB>
Je l'ai \u. Deux infâmes voleurs, Clouéi), ainsi que lui, sur l'arbre des douleurs, Pendaient à ses côtés. Mais, tandis que leur rage Vomissait vers le ciel le blasphème et l'outrage, I^ni, calme, résigné, comme insensible au mal. Plaignait de ses bourreaux l'aveuglement fatal. Priait pour eux. Enfin, d'une voix solennelle, Puisant dans l'agonie vue force tiouvelie,'- Sur la fuule interdite «ayant baissé les yeux, En ces mots, à la terre il a. Caiises adieux : « Scrib.^s, Phari>iens, auteurs de mon supplice, » Qui m'avez des douleuis fait vider le cfatice, M Vous espérez en vain vous sauver par*ma mort. M l/ignorance pourra prolonger votre sort.
» Tant qu'ils méconnattront le sçns de mes maximes, » Les peuples resteront vos dociles vietimes; » Mais les peuples, un jour, sauront la vérité, M Et la croix deviendraH'apbrçde liberté! »
A peine, s'écbappanl de sa l)miche expirante. Ces mol^> que recueillait la fpu le frémissante, Etaient-ils prononcés, qu'un soldat inbumain, Sur un signal donné par le tribun romain, Sort toiit-à-coup des rangs, vers le gibet s'avance, Dans le flanc de Jésus plonge une horrible lance, Et soudain, par la mort, arrête son «discours.
TOUS
Le barbare !
SÀRAS.
Aussitôt, comme au dernier des jours»
Le soleil à la terre a caché sa lumière.
Un astre vagabond, à l'ardente crinière, Dans les cieux ajetésesbla^rdes lueurs. * Sourdement ébranlé jusqu'en ses profondeurs, Obscur, ou s'éclatrant de flammes éphémères, L'Eiher a retenti d'effroyables tonnerres.
Les pôles ont tremblé. Luttani tous à la fois, Les «Hitans ont croisé leurs mugissantes voix. Tout a pris iin aspect et lugubre et terrible; En ce moment cruel, tout s'est montré sensible ; Tout a paru souffrir à ce coup désastreux.
La nature à fourni des prodiges affreux.
Menaçant lie quitter leurs demeures fatales.
Les morts ont soulevé les pierreâ sépulcrales. Dans le temple, dit-on, les^roarbres ont pleuré. Le voile sar l'autel, enfin, s'est déchiré. -,;
Au iBiUBB;4«i*woi j|Iv.ç«IIb hoifJU» scèM-- Imprime à loiU lêi cœur», i'2per«<iie Hagd«tr]iw. < -' Qui, pUe, éçheVé^e, ÉlrKit{i|<»iit, dang.ifs^hrU' "t '< L'arbre qjc'MactiGe un sublisoe irépWi: . j u r.' Raisselaiile du a^g qui jailliL des ble>tn>rM; - "'.'' Déchirée, À Bon, laur, par d'inliiDea («Nttna, ■•) Appelle Emaiaiiuel une dernière foU, S'»flÙEse, <t lié doiiluir meurt afi pied da Utmit'''
Lft foule, klors, en an déa^rdr* fxh4me.
S'enfuit. ChKevnEecroiiji, son inQméDl iaprén.Bi-, Je voulais demeurer ; mais, .hélasl jnalgré m^l,, . J'ai suivi le lorrernl, palpltaole d.cffroi.
Et me snij, Acbftppani' i ces làbleaux fûnëireis. Jusqu'ici Iraosporlée, à Iraven les lénèbrcs.
TODa, eotulefnét. .
niUB, d Thomai , qui ett U pltii prit deAuL et c
El pourlant, ce. deuil uniyeiïel, Tbonias, dilqne Juub' ïlsit' ptas qu'un tnorlel.
lierre, (levons-nouBAQ-deESus du vulgnirej
Dont l'espril ignorant trouve en (oui du my^iè e,
Crojaot surnaturel ce qu'il ne comprend pu !
Ces terribles vffets produits k son irépai^,
El qui, sans leur concours, u'auraient nulle imporlam
Du naître alleslent-jls la céleste puissance?
Si nous en écartons ces prodiges u'borreur
Inventés h plaisir por l'esprit df terreur.
Qu'importe qu'au moment où, ^oi|£.la main d'un iLirt- ,
Jésus, pour accomplir son glorieux martyre,
Succombe sur la croix, le soleil p&li3?a;.t
Voile aux yeux des biimains sou front resplendissant?
Qu'importe que, suivant des routes inconnues, n nouvel astre, alors, se montre au sein des nues ? Qu'importe qu'un orage, éclatant -dan s les airs, Bouleverse, un ioslan', les éléments divers?
Tous ces bits sont-ils donc des faits ineiplicablcj ? A Is mort de César des prodiges semblubles,