LB LI€TSUR
Jésus, à l'instant mèmrey Il faut me suivre.
JÉSUS
Allons! marchons !... Hérode^ adieu !
BÊRODE, tomàanf^ aux genoux de Jésue^el d'union supplianl. Quoi .'Seigneur*?...
JÉSUS, relevant et embrastûnl ffétode;.
11 te faut.
HÉRÔD.Çy éfiul, regardant sortir Jestu,
Cet homme lieiit du dieu* Comme il plane au-dessus dt; Thumake nature!
Quel Biortel eut jamais celte àm.e nobb étijure l ,
Et cet éire, incompris à force de grandeur, Va, cependant, subir le deitfn ïu voleur !
On Tentralne au suppljlçe^et nul, sur son passage, D'allaquer ses b9^rrea.ux^*|t^^ale saint courage! .* peuple» voilà bien fdn Inconstabte buniêur !
Rien ne pouvait, tantôt , contenir ton ardeur; Dans les transports bruyants de t^ fausse vaillance, Tu réclamais la mort^oii biett Tind^endance ; Tu ne reconnaissais ni crainte, ni danger ; Tu trouvais le combat trop lentà s^engager; Tu voulais d'aujouri'hui dater ta nouvelle ère ; Et, quand Theure a sonné pour ta juste colère, Retombant (out-à-coup dans ta 14che stupeur.
Tu trembles ! les tyran», leurs soldats te font peur ! Tu Inissçs égorger, avec indifférence.
Le chef à qui (u dois jusqu'à L'intelligence! ^
Car, sans Iiô, tu vivrais, ainsi qu'au leiiips passé, '. •• Dans lesiers, 1 -ignorance et la non te abaissé. Ainsi, les nobles ccours qui pour eux se dévouent Sont ceux, qu'en vrais ingrats les peuples désavouent ! crime! . . ,
scisvx TII.
I!ÉROD£, LES APOTRES, excepte Judas.
HÉRODE
Et vous aussi, disciples de Jésus, Pour ses vastes projets, vous qu'il avait élus, Qu'il croyait ses amis, qu'il appelait ses frères, Vous avez donc le sang glacé dans vos artères ? Que faites-vous ici? Qu'y venez-vous cbercber?
PIERRE, d'un ton résolu.
Silence, proconsul ! Nous venons empêcher L'assassinat d'un juste.
PÉRODE.
Hélas I votre courage, Pour un pareil dessein, agit bien tard. /
PlfîRRI.
ra^e!
Qno.4 le maître est parti ?
hAhoiis*
Sanl^dotite; et Je vois bien Qtt*eD Ycrns ce maître avait on valeureiu soutien.
ÊoàmMwm.
LES MÊMES, €dccefaé Hérode.
PIBRKS.
Que dit-il? Quoi ! déjà Jésus mareke.aa supplice !
Et nous tolérerions cebideu sacrifice ^
Et le peuple consent à cette atrocité?
Non. Allons, par l'exemple, éveiller sa fierté!
Pour entamer la latte, et pour sauver le makré.
Le peuple, en ce moment, ne réclame peut-être
Que <|uelques chefe connus qui le puissent guider.
Eh bien! venez , amisl venez le décider!
Venez ! Dans Israël poussons le cri d'alarme !
Que tout, dans la fureur, pour nous devienne une arme!
Et songeons après toii fue ^ihÀ«t aujourd'hui,
En défendant Jésus, succomber avec lui ,
Nos enfants, quelque jour^ plus heureux que leurâi pères,
Osant, à notre exempIe,''attaqoer leurs Trbères,
Sauront exterminer ces nains présomptueux.
Scellons, par notre mort, les droits de nos neveux!
Il est beau de mourir pour la race future !...
Mais, que se passe-t-il au sein de la nature ? . Quel horrible fracas retentit dans, les airs ? Quelle subite nuit ! quels sinistres éclairs ! La foudre, à coups pressés, sillonoant les nuages , Semble vouloir des cieux incendier les plages. Entendez-vous ces bruits souterrains et nouveaux ? On dirait des accents qui sortent des tombeaux. mes amis, c'est j^lus que la voix du tonnerre : Sous mes pieds vacillants je sens trembler la terre. Quel lugubre combat des éléments divers !
Quel désordre effrayant règne dans l'univers ! Frères, du Dieu vivant c'est u» avis terrible. De Jésus à ce Dieu le sqpplice est horrible.
De sa grande colère il menace Israël!
Eh bien ! pour le sauver,' écoutons donc le ciel! . Profitons de l'effroi que, sur la terre impure, Sitôt qu'un ciel grondeur meotte^la nature.
Malgré lui^ tout mortel éprouve au fond du cœur! Amis, la liberté naîtra de la terreur !
Venez ! élançons-nous au milieu délTarâge! *
Peuple, vite Jésas! peuple, plus d'esclavage ! '
!<^iiivp.z-mni !
soiars iz.
LES MÊMES , SàRAH. '
SAIAH.
Demeurez J ce généreux Irausport Serait vaio.
PUUKES.
Que dîd-tu ?
SAJUH.
Pierre, le mailre est iftort»
ciell
li est mort?
TOtS.
SARIH.
Oui^ Cette âme noble et fière, £n pardonnant aux Juifé vient de quitter la terre.
TOUS
II est mort?