‹ Un tour dans les prairies à l'ouest des États-Unis [microforme]Chapitre 14 sur 44 · EE EE RE CEE · texte numérisé non relu

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en conséquence à continuer sa marche, laissant toutefois au camp une arrière-garde pour attendre le retour de leurs camarades.

Assis sur un rocher au-dessus de la source, et dominant ainsi tout le vallon, je m’amusais à contempler les changements de scène qui avaient lieu sous mes pieds. C’étaient d’abord les préparatifs de départ ; les chevaux ramenés des environs du camp; les çavaliers courant à travers les rochers et les buissons pour chercher ceux qui s'étaient éloignés; les cris répétés des hommes chargés de rassembler les bagages, et les jurements proférés contre les chevaux rétifs ou qui s’écartaient encore à droite et à gauche pour brouter : tout cela faisait un bruit confus, au milieu duquel néanmoins on distinguait très-bien la voix du petit Tony.

Un nouveau signal fut donné par le cor; c'était le signal du départ. Je vis alors la troupe défiler lentement et en ligne irrégulière le long du vallon, et entrer dans une forêt découverte, tournant et disparaissant graduellement à travers les arbres, bien que le bruit des voix et le son du cor se fissent encore entendre quelque temps après. L’arrièregarde resta campée sous les arbres au fond du vallon ; quelques cavaliers étaient à cheval, le fusil sur l'épaule ; les autres étaient assis ou couchés sur le gazon à côté du feu, causant ensemble à voix basse, tandis que leurs chevaux, débridés , se tenaient immobiles et à moitié assoupis autour d’eux. Un peu plus loin, on voyait un cavalier qui, profitant de

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