‹ Un tourlourou (volume 2)Chapitre 1 sur 28 · Un tourlourou · texte numérisé non relu

Un tourlourou

On était au milieu de l'été ; après une journée pendant laquelle la chaleur avait été accablante, on commençait à respirer plus librement : un peu de hâle s'était élevé, et les habitants de la campagne, que les travaux pénibles du jour avaient brûlés, venaient sur le seuil de leur porte ou sous le feuillage d'une tonnelle se rafraîchir à la brise du soir.

Quelques paysans travaillaient encore; il restait des gerbes à rentrer, des voitures de foin à charger, des légumes à cueillir; puis l'heure était venue pour le bon jardinier d'arroser ses Dlantes desséchées par le soleil ; et pour peu que le jardin soit grand, il faut retourner bien souvent au puits pour mouiller cette terre qui ne donne qu'à ceux qui ont soin d'elle. Beaucoup de cultivateurs emploient la soirée à tirr u3 l'eau, et se couchent pour se relever au point du jour et arroser encore. La vie de l'homme des champs n'est pas celle d'un paresseux; elle est tout active et le corps fatigue beaucoup; en revanche, il est vrai que l'esprit se repose : à la ville, c'est tout le contraire, c'est la tête qui travaille, tandis que l'on y prend grand soin du reste de sa personne, et, comme au total on se porte mieux aux chan pg qu a la ville, je conclus de là que notre physique eot plus robuste que notre moral.

C'est un beau spectacle que celui du coucher du soleil dans Bne campagne riante, sur le sommet d'une montagne, d'où l'œil plonge à plusieurs lieues aux environs. Le village de Vétheuil,

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