‹ Un Tribut à la race acadienneChapitre 100 sur 158 · C. T. RICHARD · texte numérisé non relu

C. T. RICHARD

Committee.

UN TEIBUT A LA EACE ACADIENNE

Après lecture de cette adresse, le frère C. T. Richard, jeune avocat de Bathurst, me présenta, avec quelques mots bien appropriés, cette canne mentionnée dans l’adresse, ornée d’une magnifique poignée en or.

Ma tâche était très difficile, ce soir-là, car il s’agissait pour moi de trouver des paroles capables d’exprimer avec un certain mérite au moins mes sentiments d’appréciation pour ce mouvement de générosité si impressionnant pour moi, mais difficile à exprimer. Mon émotion d’ailleurs était bien visible et ce n’est qu 'après avoir prononcé quelques paroles que je pus la surmonter. M’élever à la hauteur et à la noblesse de sentiments exprimés dans cette adresse, m’était impossible, et je dus laisser à l’abondance de mon coeur le soin de dire les sentiments qui m’animaient et ma gratitude à tous les frères de notre cercle pour une telle générosité. Le frère B. C. Mullins et le frère Laurent Desroches me firent aussi leurs souhaits pour de longues années encore au service du pays.

Inutile de dire que j’apprécie tous les jours encore, non seulement l’adresse qui me fut présentée par les Chevaliers de Colomb, mais aussi la conception d’un tel mouvement de générosité, et je conserve cette magnifique canne comme un de mes plus chers trésors.

Ce n’est pas tout. Le dimanche soir suivant, je me rendis à l’invitation du président et du Révérend chapelain de la Société des Artisans Canadiens-français, succursale de Bathurst-ouest.

Le Rév. Père Boucher, curé de Bathurst-ouest, est le chapelain de cette société. C’est M. Comeau, président, qui présenta l’adresse remplie de sentiments les plus généreux :

A l 'Honorable Sénateur

Onésiphore Turgeon.

Cher Monsieur Turgeon,

A l’occasion de votre élévation au Sénat, la Société des Artisans Canadiens Français, succursale de Bathurst, a voulu se joindre à la population de Gloucester pour vous présenter ses sincères félicitations.

Elle se réjouit que votre travail et votre dévouement à la cause française et l’encouragement donné à la mutualité, vous aient valu cet honneur.

Le zèle que vous avez montré à la cause française en enseignant le français, le soir, à votre demeure, quoiqu’ayant été récompensé par l’heureux choix que vous avez fait parmi vos élèves en vous choisissant votre dévouée et aimable compagne qui a su si bien seconder vos efforts,

Les bons conseils que votre regretté chef, Sir Wilfrid Laurier, ne dédaignait pas de puiser à si bonne source, et vos vingt-deux années parlementaires, prouvent à quel degré vous avez su nous donner votre appui sur des choses qui paraissaient impossibles à obtenir du gouvernement, nous convainquant de vos capacités politiques et de votre sincère désir de nous aider.

Le travail gigantesque que vous avez accompli durant les premières années de votre arrivée parmi nous, qui étions sous un régime anglifié, la lutte toujours loyale que vous avez soutenue avec une ténacité et un courage connus de tous, sans rémunération aucune, aussi les trésors de bons conseils distribués sans distinction de parti, riches ou pauvres, vous ont valu l’amitié franche et reconnaissante de tous. Nous profitons de l’occasion pour vous féliciter d’avoir fourni au clergé et à l’Etat, vos fils, qui, non seulement sont un honneur pour vous, mais pour tout le monde.

Encore une fois, Monsieur le Sénateur, daignez accepter nos félicitations et nos remerciements, particulièrement de la population de Bathurst, et 'des Artisans dont vous êtes le 1er vice-président honoraire.

(Signé)

A. A. BOUCHER, Prés. Chapelain.

A. COMEAU, Président.

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