‹ Un Tribut à la race acadienneChapitre 117 sur 158 · LA CONSTITUTION DU CANADA · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION DU CANADA

Déchargé du souci de cette élection, je me remis à l’étude de notre constitution et au problème d’un amendement possible.

Les journaux, même ceux dont on aurait pu attendre mieux, semblaient tous avoir oublié la sagesse des Pères de la Confédération, et traitaient notre constitution comme un chiffon de papier.

Aux Communes, on vantait, comme la presse en général le faisait, les constitutions des autres pays et même leurs Sénats, mais on trouvait la nôtre antique et ne s’adaptant plus aux choses de notre époque. Voilà à peu près comment on traitait la constitution du Canada sans même mentionner ni faire allusion à un seul des Pères de la Confédération.

Je ne pouvais supporter plus longtemps cet affront à nos Pères Canadiens ni regarder l’avenir sans crainte. Car à mon avis, notre constitution est notre seule planche de salut.

Je causai de cette question avec mon fils, le juge, qui, malade, se préparait à partir pour la France. Je lui exposai mes vues et mon projet 'd’une motion définissant le seul moyen que je trouvais possible d’un amendement quelconque à la constitution. Il était entièrement de mon avis, et en partant me conseilla fortement de présenter semblable motion à la réunion du Sénat. Je lui promis de le faire et de lui envoyer une copie du hansard contenant mon discours

sur cette motion.

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