CHAPITRE XI
Mes relations avec mon ancien direcleur, le curé de Saint- Sulpice. — Je suis nonamé prêtre habitue. — Publication de La QaestioTt biblique chez les csathoUques de France auXIX^ siècle^ — Destitution.
(Avril 1901-avril 1902>
Retiré chez mes> parents, j'employai m©& loisirs à liore iine foule de livres dont je désirais depuis longtemps prendre connaissance. Je publiai également à cette épQ<p:e une seconde édition de mon étude sur l^a; Covitroverse de FApostoUcité e-t, dans la Mevwe: de V Anjou, une réponse à doua- Chamard qui avait attaqué mes articles sur le clianoine; Berrder. Des leçons que j,@ donnais à un enfant suifisaiient à mon. entretien.
Ge ne fut que deux mois après man arrivée que, le 18 juin, j'alï^ai rendre, mes^ detvoirs à M. ILetourïieau, devennui eujré de Saint-Sulpiee.
Les liens, qnii m'uniS'Saient à M^ s'étaient resserré» depuis le temps^ où il avait été mon supérieur de séminaire. Après le départ de M. Baron, en 1894, je l'avais choisi pour confesseur, et il l'était resté jusqu'au mois de- janvier 1900, date
de son rappel à Paris. Il me sembla convenable de m'abstenir de le visiter dès mon arrivée, ne voulant ni le compromettre, puisqu'on disait que j'étais protestant, ni paraître solliciter de lui quelque moyen de vivre.
Il me reçut avec dureté. Quand il vit que je ne songeais nullement à quitter l'Eglise, il se radoucit et m'engagea à retourner le voir. J'y allai un mois plus tard. Il m'accueillit cordialement et me parla avec plus d'ouverture. lï me déclara qu'il était pour le maintien des traditions, de toutes les traditions, et que, par conséquent, il ne pouvait pas approuver mon travail sur saint René. Quant à ma brochure sur la Controverse de VApostoUcité, il m'avoua l'avoir goûtée, parce qu'elle était flatteuse pour son cher grand xvii^ siècîe.
«Au total, me dit-il, vous vous lancez dans une voie qui n'est pas sans danger pour vous et qui est troublante pour les fidètes, Si voas écriviez l'histoire de la controverse biblique comme vous avez écrit celle de l'apostolicité, nous serions perdus. »
Ces paroles me causèrent une angoisse inexprimable. La question biblique ressemblîait-elle donc à l'autre controverse? En même temps que le propos de mon évêque sur Lorette (1), le cri