Univers, 2 juillet 190g ; Cf. Autour, p
3. Quoi que dise Mgr Baudrillart, sa délicate formule ne s'appliquait pas à mon cas. J'aidai toujours mes parents à tenir notre modeste intérieur. lis ne me servirent jamais. Ce ne fut
prendre que la supposition que j'ai faite n'avait d'autre but que de lui rappeler qu'il y a des accusations très faciles à lancer et dont il est très difficile de démontrer le mal fondé, suivant un mot célèbre que M . Houtin connaît aussi bien que moi . « Comment faites-vous, monsieur, pour être si sûr de ces choses-là ? »
Oui, Monsieur, nous devions protester, parce que nous avons connu, nous, personnellement, les hommes dont vous parlez, et que vous ne les connaissez, vous, qu'à travers des documents obscurs et incomplets, auxquels, comme à tous les documents, on peut faire dire bien des choses. Nous les avons connus, et nous les savons incapables de certains actes et de certaines comédies que vous leur imputez maintenant, parce que vous êtes acculé à abandonner votre première position, celle de prêtre pieux, loyal,,, et marié. »
Je répliquai (1) :
« ...Ce n'est pas d'une limpidité normalienne. Mais enfin, grammaticalement, cela ne peut avoir qu'un sens, et, comme je suis absolument obligé de croire quel'éminent recteur sait sa grammaire, me voilà donc, malgré la dose suffisante d'esprit qu'il veut bien m'attribuer, forcé de reconnaître que je suis proclamé « marié », monogame, je l'espère, et sans « relations coupables avec une personne à mon service ». Vraiment, Monseigneur, pour achever de me confondre, allez-vous publier une brochure intitulée : Un prêtre marié, Albert Houtin ? Cela m'intéresserait beaucoup. Cela m'intéresserait même tellement que je vous prie de ne pas tarder à m'expliquer l'habileté de cette phrase. »
qu'en igi^, et à cause de la maladie de mon père, que nous prîmes une femme de ménage.