I. Univers, i4 juillet 1909. Cf. Autour, p
POLÉMIQUE AYEC DES CA.THOLIQUES LIBÉRAUX 425
Obligé, cette fois, do s'expliquer catégoriquer ment, Mgr Baudrillart le fit ©n ces termes : (1)
« M. Houtin abuse très spirituellement, je le veux bien, d'une faute d'impression ; VUnivers a imprimé de là où il y avait du ; j'avais écrit que M. Houtin parlant de Charles Perraud avait été acculé à abandonner la première position qu'il avait adoptée : celle da prêtre, mettez thèse au lieu de position, ce sera plus clair, je l'accorde. »
Je ne fus pas surpris de l'incartade de l'éminent prélat. Elle est dans la tradition orthodoxe, et un témoin oculaire m'avait raconté, quelque temps auparavant, que, dînant au presbytère de Saint-Sulpioe, il s'était permis sur mon compte les mêmes sous-entendus.
Le prélat qui se permettait de telles polémiques avait pénétré dans mon intérieur. Un soir du mois de novembre 1906, il était venu prendre chez moi les lettres écrites au Père Hyacinthe par Mgr d'Hulst dont il rédigeait la vie. Il avait vu ma chère maman nous apporter un© lampe pour que nous pussions relire ensemble nos documents. Il aurait donc dû se dispenser de parler « d'une personne » à mon service.
Un^ des documents du Père Hyacinthe ayant trait à la question biblique, le Père Baudrillart m'avait parlé à ce sujet. Il en était angoissé; il m'avait demandé mon opinion « de prêtre à