‹ Un vieillard, doit-il se marier?Chapitre 11 sur 19 · AVANT-PROPOS XIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XIX

toute rargumentation de son adversaire, en fait une contre-partie si exacte qu'il semble qu'on voie clair pour la première fois dans une question embrouillée à plaisir; évidemment le vrai bonheur est de se marier aux environs de la soixantaine et de prendre sa femme la plus jeune possible. Le porte-parole de Pogge accumule avec tant d'esprit tant de bonnes raisons, qu'on arrive à se faire la réflexion formulée ironiquement à la fin par Niccolo : Hâtons-nous de vieillir, mettons les années doubles, pour arriver au plutôt à cet état de parfaite béatitude.

Voilà qui est bien; mais l'ancienne maîtresse, la femme aux quatorze enfants ? Le souvenir de son abandon et de celui des quatre enfants qui avaient survécu, dans le nombre, ne fait-il pas quelque ombre au tableau? Pogge ne semble pas s'être laissé importuner outre mesure par les remords; à partir de son mariage,

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