AVANT-PROPOS XXI
ses occupations littéraires, l'exempta, lui et ses fils^ de tout impôt. Ce décret fut rendu en i532, trois ans avant son mariage. Ces fils légitimés conservaient donc tous leurs droits, même dans le cas où leur père aurait d'autres enfants. Quant à la donation soustraite et déchirée, c'est bien probablement une fable puisque Pogge, sans se donner tant de peine, pouvait la révoquer d'un trait de plume, en faisant d'autres dispositions testamentaires. Rien n'empêche donc de croire que Pogge assura, de façon ou d'autre, l'avenir de la femme qu'il quittait et des enfants qu'il avait eus d'elle ; que s'il n'en a plus jamais parlé, cette absence de toute préoccupation et la sérénité de son esprit à leur égard témoignent précisément en faveur des dispositions qu'il avait dû prendre. Un homme tel que lui ne s'avilit pas de gaîté de cœur.