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DOtoDie accablante, et ne peut être supportée que par des hommes d*un caractère énergique et bien trempé, ou par des barbares qui sont étrangers aux . besoins et aux sentiments des civilisés. Noos rencontrâmes à Olga le JaponitZf bateau à vapeur russe chargé du service postal entre Nikolalefisk et Shang*
les Russes possèdent dans ces parages; il est relié par une route facile au lac Kisi, d'où, avec de légères embarcations, on peut gagner le flL'uvc Amour. Les Russes se sont établis à Gastries et à Imperator en 1854, à Doui en 1866, à Koussouna! en 1857, à Olga en 1858| enfin à Passiat et à VladiTOstock en 1860. La nécessité de tous ces établiasements n'est pas encore bien démontrée, car Nikolalefsk môme, sur rAmour, la seule grande ville des Russes dans cette partie du monde, est loin d*ayoir acquis beaucoup d'importance commerciale. La fondation de ces colonies lointaines n'aura sa raison d'être pour la Russie que lorsque les projets da gouvernement des tzars sur la Chine et le Japon auront pris une certaine consistance. Les richesses naturelles de la Mandchourie ne sont qn^incomplôte* ment connues, et l*exploitation serait entourée d'immenses difficultés. J'ai d^à parié des houillères de Pasiiat-Bay et de Boni; J*iyoute qu*on a découvert du marhre à Olga-Bayet du minerai d'or à yiadivostock. Le bois de construction abonde dans Tintérieur de la Mandchourie, et le commerce des pelleteries donnerait, si on Tentreprenait, des résultats satisfaisants. Le grand obstacle à la civilisation de ces vastes contrées, robstade qui, pendant fort longtemps encore, demeurera insurmontable, c'est rinsuffisance de la population. An nord, on rencontre quelques tribus errantes, les Guilakes, les Toungouses et les Orotches, qui, à la hauteur d'Olga-Bay, se mêlent un peu aux Chinois. Au sud d'Olga et sur la côte, on ne trouve qne des Mansas. Le botaniste Maximovitch estime que toute la population indigène des côtes de la Mandchourie, depuis le 42' jusqu au 02" degré oie lautude nord, u excedu pas le chiffre d'un millier d'iadividus.
hall et qui visite une fois par an les établissements
de Castries, dlmperator-Bay, de Doui, de Koussounal, de Hakodadé, d'Olga-Bay, de Vladivostock et de Passial-Bay. le Japonitz arrivait alors de Hakodadé et apportait à la garnison d*01ga des nouvelles dont la plus récente avait six mois de date.
Pendant la traversée d'Olga-Bay à Uakodadé, nous essuyftmes une tempête violente qui mit U Saint'Louis en danger^ et lui enleva son grand mât et son mât de misaine. Les réparations qu'exigea ce désastre nous obligèrent de prolonger pendant cinq semaines notre séjour à Hakodadé. J*eus ainsi l'occasion d'ajûutur un certain nombre de faits nouveaux aux observations que j'avais recueillies lors d'une première visite à cette ville, et je pris prindpalement pour l'objet de mes études la race des Ainos, les habitants les plus anciens de File de Yézo dont Hakodadé est le chef-lieu.
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