SCENE IV
DON RAMON, RENIFLARD.
D. RAMON
Que peut me vouloir don Benilo?...
RENIFLARD, à lui-même.
Je crois que ce filou de don Benito veut me jouer un pied de... Sainte- Menchould.
o. RAMON.
Que voi-je ?... (// lit.) c Don Ramon, je vous adresse un homme qae je soupçonne véhémentement de machiner quelque révolution dans notre beau pays... je le suppose agent des ayacochos... » {S' interrompant.) Un ayacucho!... (Il continue.) t Je le dépose entre vos mains, comptant que vous saurez en délivrer l'Espagne... c (& interrompant) Oh! oui!... Ah! il est donc vrai, seigneur?...
RENIPLARD.
Quoi donc ?. . . quoi donc ?. .-.
n. RAMON.
Je m'en étais toujours douté...
RENIFLARD.
Mais, de quoi?
D. RAMOIf.
Ah ! vous êtes un homme politique !
RENIFLARD.
Moi ! un homme politique ! Ah ! je n'ai point l'esprit assez frivole pour m'occuper des affaires publiques.
D. RAMON
Vous êtes un agent des ayacuchos.
RENIFLARD.
Comment dites-vous cela!
D. RAMON
Ayacuchos... C'est mon ami don Benito qui me 1 écrit.
RENIFLARD.
Ah ! don Benito... est votre ami! Eh bien! je ne vous en fais pas mon compliment... il est gentil, votre ami !... il m'a dépouillé de pied en cap !
D. RAMON
Et il a bien fait!
RENIFLARD.
Vous l'approuvez !
D. RAMON
Non seulement je l'approuve, mais encore je regrette qu'il n'ait pas agi plus sévèrement.
RENIFLARD.
Mais il ne m'a rien laissé !
D. RAMON
11 vous a laissé la vie !
RENIFLARD.
Eh bien ! merci ! Vous êtes aimable, vous !...
D. RAMON
Mais, moi, c'est différent, je ne serai pas aussi généreux... Quoi ! vous venez de France pour semer dans ce pays de nouveaux germes de troubles...
RENIFLARD.
Pardon... Ecoutez-moi, monsieur... je suis totale-