SCENE VII
D. INIGO, REN1FLART.
d. inigo, assis.
Enfin, mon parti triomphe... pour aujourd'hui... Qui sait, demain, si je ne serai pas dépossédé ? Triste pays que le nôtre... Une poignée d'hommes suffît pour se rendre maître d'une ville...
RENIFLARD.
Ah ! ah! Le gouvernement parait plongé dans de graves méditations...
Et Catalina... Qu'est-elle devenue?
RENIFLARD.
Le gouvernement parle tout seul... c'est un moyen d'avoir toujours raison... Hum !...
Qu'est-ce?
RENIFLARD.
Que vois-je?... Don Nigo!...
Vous, ici!...
RENIPLARD.
Oui... moi-z-ici...
Ah ! je vous tiens !
RENIFLARD.
Gomment, vous me tenez ?
Ah ! ce Benito s'est joué de moi ! Il l'aura laissé s'échapper... Que faites- vous ici ?
RENIFLARD.
Pardié ! je ne vis pas de mes rentes, ici !...
Voyons, répondez... Qui vous a conduit ici ?...
RENIFLARD.
Qui m'a conduit! ici? une demi-douzaine de brigands qui, d'après Tordre de leur chef... de brigands, m'ont déposé dans les mains du commandant de cette forteresse... après avoir préalablement tiré un reçu de ma personne.
Quoi! vraiment!... Don Benito...
RENIFLARD.
Oui... Don Benito m'avait recommandé comme un homme politique à don Ramon... et mon affaire prenait une tournure tragique... Mais, fort heureusement, vous voilà!...
Eh bien?...
RENIFLARD.
Eh bien! je dis, vous voilà... et je suis sauvé !...
Vous trouvez?...