ACTE 111, SCENE VII
RENIFLA RD
Sans donte... Victime d'un pouvoir déchu... je dois naturellement rencontrer la bienveillance du pouvoir qui s'élève.
Et vous venez me dire cela, à moi ?...
RENIFLARD.
A qui diable voulez- yous donc que je le dise?
Ab! vous pensez que, après vous avoir cherché vainement pendant si longtemps, j'irai remettre en d'autres mains le soin de ma vengeance? Je vous tiens en mon pouvoir, et je vous y garde.
F.EMFLAR0.
Est-ce que vous voudriez me faire naturaliser Espagnol ? N'y comptez pas, seigneur.
». INIGO
Don Benilo, d'après ce que je vois, a fait ce qu'il m'avait promis... Le hasard seul a empêché l'accom-
f)1issement de mes ordres... Dites-moi, où est Cataina ?...
reniflai").
Qui, Catalina?...
n. mtGO.
Ma sœur.
MEKimttft.
Votre sœur ? Estrce que vous me l'avez donnée à garder?...
n. INIGO.
Quoi !... ma sœur... votre femme, enfin?...
Ma femme?... Ab ! j'y suis! vous me croyez le mari de votre sœur? A h ! bravo ! très- bien l Je conçois, a présent, votre colère... j'en ris beaucoup.
D. IN1GO
Voyons, voyons...
RENIFLARD.
Je n'ai jamais épousé votre sœur.
D. 1NIGO.
Comment !... n'est-ce pas vous qui, à la chapelle ?...
RENIFLARD.
Eh ! non... On vous a mis dedans... C'est une tournure de phrase française... On vous a mis dedans... wn aulre à pris ma place.
n. INIGO.
Quoi ! vous n'êtes point le mari de ma sœur ?
REN1FLARD.
Aucunement.
Ah ! vous voulez m 'abuser... me faire prendre le change... mais cette ruse est maladroite...
Ici , Catalina paraît suivie de Rosine.
RENIFLARD.
Vous ne me croyez pas?... Je vais vous donner la preuve de ce que j'avance. . . Le mari de dona Catalina est ici.
Ici!...
RENIFLARD.
Oui... Eh! mais, c'est elle... Catalina elle-même!
catalina , à Inigo.
Mon frère !... mon bon frère!...
Catalina !
catalina, à Reniflard. Mon époux !... son cher éponx !
RENIFLARD.
Son époux !... Je ne suis pas votre époux !