Un zouave
Deux nouvelles années se sont écoulées sans qu'Arlhur reparaisse à Henncqiieville.
La diligence de Paris à Caen vient de passer à rembrancheinenl du chemin vicinal qui abuulit anvillage.
Un paysan, un vieillard, se détache loul à coup de l'ombre d'une baie déjù jaunie par l'aulomne . t court après la lourde voilure, qu'il finit par arnHer •I forct^ de cris et de coups de bonnet.
C IN ZOUWE.
— Encore!... ricana le conducleur en passant sa léie raalconlente sous Tavant de la bâche; encore vous, papa Campagne!
— Esl-ceque mon fils n'est pasaujourdhui dans la diligence? demande avec une bénigne obséquiosilé le vieux paysan.
— Ah çà... mais... ça sera donc tous les jours le même arrêt, la même question?...
— Dame... jusqu'à ce qu'il arrive!
— Eh bien... merci !...
— Moquez- vous de moi tant qu'il vous phtira, mais au jnoins ayez lacomplaisance de me répondre. Mon (ils Arthur est-il avec vous?
— Eh... non, vous le voyez bien... pas plus aujourd'hui qu'hier... Hue, la grise!
— Savez-vous, par hasard, s'il n'aurait pas retenu sa place pour demain?... Eh! eh! diles... savez-vous point...
— \{Wn de rien sur l'avenir, Nieux fou! les cundurlcurs de la Hoyale ne disent pas lu bonne nventuri'... Hue donc, postillon... nous somm'V^ (Il relani... sauvons-nous!
El la voilure dispartil, en enveloppant dans un nuage de poussière le vieux paysan conslernt^