Né à Lyon le 4 novembre 1743, mort en mai 18i
diverses productions naturelles très précieuses, et une population dont il serait facile de tirer un bon parti. Lescallier n^avait séjourné dans Tîle que neuf jours; mais il la connaissait d'avance par les relations qu'il avait lues, et que ses observations personnelles lui servirent à contrôler. Il peut être intéressant de reproduire ici les conclusions de ce mémoire.
€ Ce n'est pas, dit Lescallier, une colonie nombreuse que je conseillerais d'envoyer à Madagascar; je voudrais, au contraire, que le nombre en
fût très petit, que l'on fût très délicat et difficile sur le choix; que, sous l'autorité d'un chef dont la moralité et les principes seraient connus et éprouvés, il ne passât d'abordq u'un très petit nombre de personnes, possédant tous un ou plusieurs arts, talents ou métiers, et capables d'instruire et de civiliser ces peuples, de les attacher à notre nation en s'occupant de leur amélioration et de leur bien-être : ce serait une espèce d'instituteurs politiqiles, dont le chef ne chercherait d'autre fortune que la gloire d'avoir rempli un but important à l'humanité et à la patrie. »
Lescallier lut en outre, en l'an X, des fragments très intéressants, et même très amusants, de
son Voyage dans Vlnde. Il déaît le temple de Chalerabron, les danses des bayadères, les comédies indiennes, les cérémonies du culte, avec une simplicité qui n'est pas sans grâce, et .rexactitude d'un témoin oculaire. Il avait séjourné à plusieurs reprises à Londres, en Amérique et dans les colonies anglaises, et il avait le mérite, alors très rare et très estimé, de savoir parfaitement l'anglais. Il aurait certainement occupé un des premiers rangs dans la section s'il avait résidé plus habituellement en France.
Sujets de prix donnés par la section de géographie.
« Déterminer quels sont les grands changements arrivés sur le globe, et qui sont, soit indiqués, soit prouvés par l'histoire, i Ce sujet fut rerais plusieurs fois au concours; finalement le prix ne fut pas donné.
On proposa, en l'an JX, la formule suivante :
« Comparer les connaissances géographiques de Ptolémée sur l'intérieur de l'Afrique, avec celles que les géographes et les historiens postérieurs nous ont transmises, en exceptant l'Egypte et les côtes de Barbarie, depuis Tunis jusqu'à Maroc, i
Ce prix devait être décerné en l'an XI. Aucun
mémoire n'ayant été présenté, la classe remit le même sujet au concours pour l'an XII. Cette fois encore il n'y eut pas de concurrent, et la classe d'histoire et de littérature ancienne, à laquelle le jugement du concours avait été déféré après la suppression de la classe des sciences morales et politiques, déclara que le sujet était définitivement retiré .
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LE ROLE DE LA SECONDE CLASSE DANS LES TRAVAUX COMMUNS AUX TROIS CLASSES DE L'inSTITUT.
Nous avons vu, dans le chapitre consacré au Hùglement de Tlnslilut*, que les trois classes tenaient tous les mois une. séance générale où se traitaient toutes les affaires communes; que les affaires courantes étaient très nombreuses, parce que les bureaux étaient sans initiative et sans au-
torilé; que les présentations de livres, de mémoires, de découvertes réelles ou prétendues, étaient perpétuelles; qu'il en venait journellement (lu ministère de l'intérieur, qui semblait prendre à tache d'encombrer les séances de l'Institut ; que le ministre des relations extérieures, le Directoire et