SEANCE DU 6 JUILLET
Lecture est donnée du procès- verbal de la séance de juin qui est adopté ; puis le Secrétaire-général, en l'absence de Tarchiviste, présente les publications qui ont été adressées à la Société et indique celles qui offrent le plus d'intérêt.
11 est ensuite procédé au scrutin sur la candidature de M. Cauville, professeur au Conservatoire de musique d'Angers. Le président, après avoir constaté le résultat, déclare que le récipiendaire est admis et le proclame membre titulaire.
L*ordredujour appelle la lecture d*un travail de M. le docteur Ridard sur le livre de M. Michelet intitulé : V Amour. L*auteur du mémoire étant absent, le secrétaire général en donne lecture. M. le docteur Ridard, en s*occupant de Touvrage de M. Michelet, n*a pas eu pour but d'en entreprendre Téloge ou la critique , mais il a voulu seulement en attirant sur cette production littéraire Tattention de la Société, rechercher et signaler les faits, les opinions, les aperçus en apparence les plus neufs qui s*y rencontrent, afin de les apprécier et de les juger au double point de vue du médecin physiologiste et du moraliste. Il teit ainsi ressortir avec soin ce qu'il peut y avoir de vrai ou de hasardé, d'utile ou de dangereux, de pratique ou de chimérique dans les faits, les idées, les opinions et les doctrines dont se compose l'ensemble de l'œuvre en apparence quelque peu excentrique de M. Michelet. On peut induire des appréciations de M. le docteur Ridard, que dans son opinion et grâce à la réserve prudente que selon lui l'auteur a mise à traiter les questions délicates qui naissaient d'un telsiyet, la somme du bien qui peut résulter de la lecture de cet ouvrage devait sensiblement l'emporter sur les dangers qu'elle peut oQnr pour quelques esprits qui y seraient mal préparés.
Le président annonce que le travail de M. Ridard est renvoyé à la commission de rédaction, laquelle aura à décider s'il doit être placé en dehors de la catégorie des compte-rendus ou des analyses de livres modernes^ et être admis alors à titre de travail original à prendre place parmi les publications de la Société.
M. Quris poursuit la lecture de son mémoire sur le
Réalisme en littérature. Il ne peut être rendu compte de ce travail de haute critique littéraire qu'après son actièvement
M. Dulos fait un rapport verbal sur un nouveau système de manomètre présenté par M. , ftgé de 15 ans, élève à TÉcole des arts et métiers.
M. Dulos présente les plans dressés par Tinventeur et un mémoire explicatif qui leur est joint. Dans ce manomètre, à la différence de ce qui a lieu dans ceux à mercure , la vapeur agit directement sur un piston qui met en mouvement un mécanisme des plus simples d'ailleurs, lequel fait marcher une aiguille dont le degré d'abaissement doit indiquer le degré de tension de la vapeur. II serait bien plus facile à consulter et moins sujet à accident que le manomètre à mercure, et devrait donc lui être préféré s'il répondait en effet à ce que l'on parait pouvoir en attendre. Mais si la théorie semble d'après H. Dulos devoir justifier l'application de ce système, toutefois avant de se prononcer définitivement en sa faveur, faudrait-il l'avoir exécuté et mis en pratique. Jusque-là on ne peut qu'applaudir à ce qu'il y a de rationnel, d'ingénieux et de simple dans l'innovation proposée pour la construction d'un instrument si éminemment utile.
H. Dulos prend l'engagement de rédiger un rapport sur ce manomètre.
L*ordre du jour étant épuisé la séance est levée.