‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 116 sur 120 · Hais ici une nouvelle question se présente · texte numérisé non relu

Hais ici une nouvelle question se présente

En quoi peut consister, sous le rapport de Tintervalle gazeux, la différence entre deux molécules gazeuses? elles peuvent différer d'abord par le nombre des particules qui les composent; elles peuvent aussi différer par le coeflBcienl «. Au premier examen nous pensions que ce coefficient A devait être le même pour toutes les particules des molécules gazeuses, mais Texpérience et le calcul sont venus nous montrer le contraire.

Dans les calculs qai vont suivre nous supposeroos quMl s*agit de gaz dont les molécules sont composées de particules ayant le même coefficient «. Si nous revenons alors à nos trois molécules précédentes A^ B, €,et si nous remplaçons la molécule B par une molécule d'une autre nature contenant n' parlici^les, nous trouverons que Téquilibre de la molécule A sera exprimé par Téquation

d'où r — ».

Le rapport -^ représente le rapport des poids de deux molécules renfermant la première n particules et la seconde iY ; toutes ces particules sont supposées égales.

Hais si au lieu de remplacer la molécule B du milieu par une molécule d'une autre nature, on opère ce changement sur une des molécules extrêmes, Téquilibre ne pourra pas avoir lieu lorsqu'elles seront équidistantes; en effet, la particule ffsejra inégalement sollicitée de part et d*autre, et les particules il et C ne pourront jamais être en même temps en équilibre, comme on peut le prouver par un calcul trop simple pour être reproduit ici.

Mais réquilibre des trois molécules est possible en supposant les distances AB et BC différentes. Posons AB=^r et BC = f

Pour les équilibres de il, de £ et de C nous aurons respectivement

r* 7«" "*" (r -h r')^ "" (r + ff

Cela fait trois équations entre les deux inconnues r et r, mais la troisième est une conséquence des deux autres. L*équilibre est donc possible.

12. Considérons encore quatre molécules gazeuses en ligne droite A, B, CD; supposons que les trois premières A, BjC renferment chacune n particules et que la molécule D renferme n' particules; admettons qu'elles soient placées à des distances telles qu'il y ail équilibre en vertu de leurs actions mutuelles ; posons ^ B = r, jB C ==? f, C D «^ f, et alors pour les équilibres de A, de B, de C et de D nous aurons respectivement

(2) ^JL+îL;+JL:if4.î: ?-i-=o-

^^v n a* n n et j ^' ^' *

Ajoutons les trois premières équations membre à membre, et nous obtiendrons la quatrième dont les deux membres auront été multipliés par n'.

Lés quatre équations précédentes ne forment que trois équations distinctes et alors Téquilibre est possible.

Hais si on suppose r' «= r, il n*y a plus que deux inconnues et réquilibre n'est plus possible.

Ce que nofts venons de dire pour 4 molécules gazeuses en ligne droite, dont trois à n particules et une à n' particules, est entièrement applicable à k molécules gazeuses en lignes droites dont k-~ 1 à n particules et équidistantes et une à n' particules; réquilibre ne pourra jamais avoir lieu pour les k molécules à la fois.

13. Considérons maintenant une masse gazeuse particulière : elle ne sera pas formée de -molécules, mais de parti-

cules à la même température; elles sont placées entre elles à UQ intervalle gazeux r ; une particule de cette masse gazeuse éprouve de la part de tous les points matériels situés d*un même côté d*un plan perpendiculaire à f mené par la particule une somme d'actions normales à ce plan et exprimée par la formule

i4 et B désigneitt ici des coefficients numériques.

Concevons qu'à côté de chaque particule de la masse gazeuse précédente nous placions une nouvelle particule distante de la particule voisine d'un intervalle chimique ; rintervalle gazeux restant le même, la pression P deviendra deux fois plus grande et nous aurons

AeX B désignent les mêmes coefficients numériques que précédemment.

La colonne de mercure à laquelle ce second gaz ferait équilibre serait double de celle qui serait supportée par le premier.

Si nous plaçons de la même manière (n — 1) particules à un intervalle chimique auprès de chaque particule de la première masse gazeuse, de manière à former une masse gazeuse composée de molécules à n pariicules, nous aurons

Pour un gaz composé de molécules à n' particules nous aurons

Ces deux gaz sont à la même température et f désigne rintervalle moléculaire du second.

Lorsque ces deux masses gazeuses supporteront la même pression, on aura la relation

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