SÉANCE DU 5 DÉCEMBRE
Le Secrétaire général donne lecture du procès-verbal de la séance de novembre ; ce procès-verbal est adopté. Plusieurs ouvrages, dont H. le bibliothécaire de la Société donne les titres, ont été adressés à la Société; ils sont classés aux archives.
H. le Secrétaire-Général donne lecture des lettres direclement adressées à la Société par MM. Ducros, de Saint- Germain, Marchand, de Lyon et Riobé.
L^ordre du jour indiquait ensuite le rapport de la commission chargée d*examiner les ouvrages présentés au concours pour le prix du conseil général ; ce rapport n*ayant pu être rédigé pour cette séance, la lecture en est renvoyée à la première séance de janvier.
M. le professeur Boreau donne lecture de la seconde partie de son Histoire de F Académie â^ Angers, Dans ce travail qui excite au plus haut point Tintérêt, il rappelle les services rendus par ce corps savant si légèrement traité par quelques écrivains célèbres; il démontre que les spi rituelles railleries de Voltaire et les anecdotes plus ou moins véridiques de Harmontel, ne peuvent effacer aux yeux des hommes sérieux Tintérét historique et littéraire de cet te institution, dont l'existence eut une durée déplus d'un siècle et qui compta parmi ses membres des hommes comme Voltaire, Tabbé Titon du Tillet, Réaumur. L"* Académie d'Angers eut d'aillleursThonneur de mettre au concours les questions les plus importantes au point de vue de la philosophie et de la morale; nous citerons entre autres sujets de prix proposés par elle, la question de l'éducation des enfants trouvés. Les questions d'utilité locale ne furent point oubliées non plus, et des'prix furent proposés, non seulement pour les meilleurs mémoires sur les progrès agricoles, mais encore sur les moyens de prévenir les inondations de l'Authion, et d'améliorer la navigation de ce cours d'eau. — L'ouvrage de M. le professeur Boreau vivement goûté de tous les membres de la Société, est renvoyé au comité de rédaction.
H. Quris donne ensuite lecture de \dL seconde lettre sur la philosophie contemporaine. Il y fait ressortir la tendance actuelle de la philosophie en Angleterre, à recher-
cher les preuves de l'exislence de Dieu, el la di^monstratioa de sa nature, à Taide des sciences physiques et naturelles; il y rappnlle les procédés de Descaries, de Bacon, deKlarke cl des docteurs anglais aux différentes époques pour arriver à la solution de cette importante question; puis rapprochant renseignement philosophique en Angleterre de l'enseignement philosophique en France, il rappelle ces belles leçons de H. Jules Simon à la Sorbonne, où le savant professeur concluait d^jà ala nécessité de recourir aux sciences physiques pour démontrer Dieu et étudier la nature. — Ce travail est renvoyé au comité de rédaction.
Vient ensuite la lecture d'un fragment de poésie, par M. Dumonl fils, avocat. Ces vers, remarquables par le sentiment qui les anime el par la pureté de leur forme, sont écoutés avec le plus grand plaisir et renvoyés au comité de rédaction.
On procède enfin à la nomination des membres du bureau pour Tannée 1861, el à Téleclion d'un Secrétaire et d'un Sous-Secrétaire pour la section des lettres.
Sont nommés : MM. Blavier président, Dumonl père directeur, Béraud secrétaire- général, Jania trésorier, Thouvenel secrétaire de la section des lettres, Quris soussecrétaire.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée. Le vice-secrétaire de la section des lettres, Ch. Quris.