SÉANCE DU 6 FÉVRIER
Présidence de M. BLàviBR, président.
Le Vice-Secrétaire de la section des lettres donne lecture du procès-verbal de la séance qui est adopté.
Il est donné lecture de la correspondance : elle comprend les accusés de réception et les envois de diverses collections des Sociétés savantes ; ces ouvrages, donl M. le Bibliothécaire à donné les titres, ont été placés par lui dans la bibliothèque de la Société. M. le Président fait connaître ensuite h la Société une lettre par laquelle H. Cattermole le remercie de sa nomination. MM. Lecoq, de Clermont-Ferrant, Auguste Lejoly, de Cherbourg ft Ducros, de Saint-Germain remercient la Société du diplôme de membres correspondants qu'ils ont reçu.
La Commission chargée de vérifier les comptes de la Société pour Tannée 1860, dépose son rapport qui est accepté. La Société vole des remercîments à MM. le commandant Martin, Charron et Baudry, qui composent cette Commission.
Sont proposés comme membres correspondants et acceptés : MM. Perrier de la Batzie, d'Abbeville (Haute-Savoie) et Songoon , botaniste de Chambéry.
M. le docteur Ridard oflFre à la Société Tempreinle d'une médaille romaine en or, à reffigie de Fawtine, et rappRlleladécouvertede458deces médailles, faite en 1847, près Corné. On pourra retrouver les détails de cette découverte dans un article de M. Marchegay.
M. Dumont père donne lecture d'un rapport sur les médailles recueillies en Espagne et données à la Société par M. Blavier Son président. Ce travail remarquable, au point de vue de Térudilion qui le distingue, aussi bien qu'au point de vue philosophique, est écouté avec le plus grand intérêt. 11 est renvoyé ensuite au comité de rédaction.
M. Boreau lit une note tendant à modifier les conclusions auxquelles il avait été conduit dans le mémoire publié par lui sur la position de la station romaine Robrica. De nouveaux documents le portent à placer cette station
à Saiimur même et non à Bayeux, qui n*était qu'une dépendance de rétablissement romain. Il énumëre une réunion de concordances propres à justifier cette nouvelle opinion, présente des considérations sur les diverses évaluations des distances indiquées par lacarledePeutinger, et propose pour lo nom de Robrica une élymologie qui lui semble plus satisfaisante que celles mises en avant jusqu'ici. Ce travail est également renvoyé au comité de rédaction.
H. Quris donne lecture du chapitre premier de son i7t5toire de f Anjou féodal; il résume Thlstoire des trois maisons d'Anjou, en faisant ressortir les institutions jurididiques créées sous les dififérents règnes des comtes et ducs d'Anjou, depuis rétablissement dans cette partie de la France du système féodal, jusqu'à la réunion du duché à la couronne.
H. Dumont fils lit ensuite la deuxième partie de son Poème de Marie ; ce travail , remarquable par la pureté du style et la grâce des peintures qu'il renferme, est renvoyé par la Société au comité de rédaction.
L^ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.
Le vice-secrétaire de la section des lettres,
Ch. Quris.