‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 79 sur 120 · SÉANCE DU 6 MARS · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 6 MARS

Le Vice-Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la dernière séance. Ce procès-verbal est adopté. * L'ordre du jour indique ensuite :

i" La correspondance, dont M. le docteur Dumont, directeur, faisant fonction de présdient, donne lecture : elle contient 1^ une lettre par laquelle Y Institut des provinces invite la Société à envoyer des délégués à la session

qui doil s*ouyrir à Paris le 2 avril 1861 ; 2« uoe lettre par laquelle H. Malhen, directeur d*uDe inslilution déjeunes gens à Lyon, fait part à la Société de la mort de H. Bineau, professeur de chifnie à la Faculté des sciences de celte ville, et Tun de nos membres correspondants; la Société unit ses regrets à ceux de la famille et des amis de M. Bineau. — M. Gistel, professeur à Ratisbonne, remercie la Société de l'avoir admis au nombre de ses membres correspondants. ViennenJ ensuite les accusés de réception des exemplaires du Calendrier musulman de H. le commandant Martin, par diverses Sociétés.

2" Envois des Sociétés savantes : divers envois sont faits à la Société académique de Haine et Loire; H. le Bibliothécaire en donne la liste : ce sont les mémoires de de la Société pbilomatbique de Verdun, en écbange desquels il est décidé que la Société académique d'Angers enverra les siens, et le diplôme de membre correspondant que la même société adresse à MM. le Président et Secrétaire général.

4« M. le professeur Bouché lit ensuite son deuxième mémoire sur Tattraclion moléculaire. Ce travail est renvoyé au comité de rédaction.

5« Un document inédit sur Texploitation des mines de fer en Anjou au xii* siècle est communiqué à la Société par M. de Bodard, membre titulaire. C'est un extrait de la 118< charte du Cartulaire de l'abbaye de la Roê; ce document sera publié dans le volume des sciences, comme supplément à un travail de M. Menière, sur l'origine de la fabrication du fer en Anjou.

6» Sous le litre : Un sorcier qui ne sera pas brûlé, M. le docteur Ridard présente à la Société des aperçus piquants sur l'émotion produite dans les dififérentes classes de la Société par un homme complètement illettré; et le savant docteur conclut que la crédulité et l'ignorance sont la

source la plus habituelle de ces faits qui flrappent si vivement rimagination de la multitude. Cette lecture donne lieu à une discussion, à laquelle prennent part MM. le docleur Dumont, Léger, Beraud, Boreau, et t\ la suite de laquelle la Société décide que le manuscrit de M. le docteur Bidard, qui paraît n'avoir pas été destiné à Timpres sion, sera déposé dans les archives.

M. Menière, dans un savant mémoire intitulé : Fondaiian en 1779, par un chevalier de Malte, d'une des salles de clinique spéciale à l* Hôtel-Dieu di" Angers, et renseignements sur les détails du service général à cette époque, les progrés accomplis par la médecine dans le traitement dufavus, etc. Ce travail est renvoyé au comité de rédaction.

EnBn M. Boreau communique à la Société une lettre de M. de Bodard contenant quelques observations sur Fintelligence des animaux; ces observations donnent lieu à une discussion à laquelle prennent part MM. Dumont, Boreau et Janin.

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.

Le vice-secrétaire de la section des lettres,

Ch. QuRis.

SEANCE DU lOAVBIL 1861.

Le Vice-Secrétaire de la Société académique de Maine et Loire, donne lecture du procès- verbal de la dernière séance ; ce procès-verbal est adopté.

Correspondance et envois des Sociétés savantes. — M. de Lamartine remercie la Société de l'avoir nommé membre correspondant et lui envoie un catalogue complet de la dernière édition de ses œuvres. M. Guibout, professeur d'histoire au lycée d'Angers, nommé i\ Versailh*«, annonce son changement à la Société académique dont il

est membre titulaire. H. Guibout est nommé membre correspondant.

M. le professeur Bouché continue la lecture de son 2« mémoire sur Fatlraclion moléculaire. La !'• |>arlie de ce savant travail a é(é lobjet d*un rapport éloquent de M. Debacb au congrès des Sociétés savantes des provinces, du mois de mars 1860 ; quant à la seconde partie, la Société s'empresse d'en voter le renvoi à la commission de rédaction. Des candidats sont ensuite présentés à la Société' et acceptés par elle ; en conséquence, sont nommés : membres correspondants, le docteur Niobey, h Paris; M. Alfred Déséglise, botaniste à la Motte d'Iosay, près Mehun-sur-Yvres.

H. Borcau soumet à la Société un fait intéressant de térétf.logie végétale : c'est uu pavot recueilli par M. Genevicr dans son jardin, et dans lequel lefruil normal est entouré d'un grand nombre d'autres petits fruits un peu difformes, qiais offrant cependant le disque stigmatifère qui carac- . térise le fruit du pavot. Ces carpelles accessoires proviennent évidemment de la transformation des étamines, dont ils occupent la place. Ce phénomène déjà signalé par divers botanistes, confirme la théorie de l'unité de composition des divers organes du végétal. Si en effet les sépales, les pétales et les étamines ne sont que des modifications du tissu de la feuille, la transformation des étamines ou carpelles prouve à son tour que le fruit luimême a pour origine une feuille diversement pliée ou enroulée.

M. le professeur Boreau donne ensuite lecture de Tintroduction à un essai sur quelques espèces du genre Rubus de Maine et Loire et de la Vendée, par M. Gaston Ge nevier, membre titulaire; ce travail qui dénolo de la part de son auteur les plus grandes recherches est renvoyé au comité de rédaction.

Il est ensuite donné lecture d*un travail de H. le docteur Ridard intitulé : Quelques pages de rhistoire du xyii* siècle. Cette étude sur le dernier volume d'histoire do France, publié par M. Hichelot, se distingue par la vigueur du style autant que par la fermeté des opinions; la vivacité même avec laquelle Fauteur signale lestantes du grand règne, sont une preuve de plus de la forle conviclion dont il est animé. Le travail de H. le docteur Ridard est renvoyé au comité de rédaction.

Discussion orale. — La parole est donnée à M. Thouvenel qui, dans une improvisation rapide, au sujet des systèmes philosophiques sur Tinstinct chez les animaux, démontre la nécessité dans toute discussion philosophique, de commencer par donner des mots que Ton veut employer une définition aussi exacte que possible. Puis, après avoir parcouru quelques-unes des opinions émises sur la grave question qu'il soulève, M. Tbouvenel conclut que rinstinct de Tauimal n'est pas perfectible, parce que les animaux n'ont pas de signes à leur service et sont par conséquent incapables d'exprimer des idées abstraites.

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