‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 81 sur 120 · IX. il · texte numérisé non relu

IX. il

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ville (Savoie), charge H. le professeur Boreau de i:8iTiercier la Société qui lui a décerné le titre de membre correspondant; 2* une lettre par laquelle M. Niobey annonce qu'il a reçu son diplôme de membre correspondant, et remercie la Société de cet envoi.

M. le Secrétaire général commence la lecture d'un travail de M. de Bodard, intitulé Une culluredans le Craonnais; résumé des observations et des expériences nombreuses faites par Fauteur sur les vastes domaines qu'il cultive. Ce mémoire, dont la lecture sera continuée aux prochaines séances, est un curieux document ; il pourrait utilement servir à une histoire de Tagriculture dans notre pays.

M. Boreau lit ensuite un Précis des principales herlKH risations faites en Maine et Loire, sous sa direction. Ce travail, rédigé dans le but de répondre à une invitation de Son Excellence H. le Ministre de Tinstruction publique, est renvoyé au comité de rédaction.

Les lectures étant épuisées, M. le Président ouvre la discussion orale. Le siyet repris à cette séance est celui déjà discuté dans la séance précédente : du beau dans les lettres et les arts. Ramenée à un point de vue plus limité, de Talliance des arts entre eux, celtu questign est de nouveau vivement discutée par MM.Thouvenei, Dumont père, Boreau, Béraud et Quris.

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.

Le vice-secrétaire, Ch. Quais.

SÉANCE DU 8 JUILLET 186i.

Lecture est donnée du procès-verbal de la dernière séance ; ce procès-verbal est adopté.

Plusieurs ouvrages et mémoires sont adressés à la So-

ciélé ; ce sont les volumes des Sociétés correspondantes. Ils sont classés par M. TArcbiviste et placés dans la bibliothèque.

M. le docteur Dumont lit le commencement d'un mémoire fort intéressant ayant pour titre : Influence de Vhirédité sur les affections mentales. La fin de cet ouvrage, où les questions les plus importantes de la médecine légale sont traitées avec soin, sera lue par Tauteur à la séance du mois d'août.

H. Boucbé achève la lecture de son deuxième mémoire sur Taitraction moléculaire, par un résumé net et précis des découvertes qu'il a faites à l'aide du calcul. I/ouvrage entier du savant professeur est renvoyé au comité de rédaction.

M. Béraud continue ensuite la lecture du mémoire de M. de Bodard, intitulé une culture dans le Craonnais.

H. le docteur Hunault fait part à la Société du projet de restauration de la cathédrale d'Angers, mis au jour une priîmière fois en 1849, projet qui entraînerait, dit-on, la destruction du maltre-autel et de la boiserie du chœur, et repris depuis quelque temps. Il demande qu'une commission soit nommée pour étudier ce projet et en apprécier la valeur et l'opportunité. Conformément à cette proposition, la Société nomme pour faire partie, de cette commission MM. Blavier, Béraud, Dauban, Tendron et Quris, en leur donnant le droit de s'adjoindre les hommes spéciaux dont ils pourront avoir besoin.

L'heure avancée de la séance fait remettre au mois suivant la discussion orale sur cette question tant de fois débattue : Etablissement d'une langue universelle.

Le vice-secrétaire, Cb. Quris.

SÉANCE DU 7 AOUT 186i.

Présidence de M. Duhort.

Le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la dernière séance.

M. le docteur Hunault, demande la parole pour faire observer que lorsqu'il avait provoqué la nomination d*une commission chargée de s'enquérir du but et du caractère» véritable du projet de restauration qui est en voie d'exécution pour la cathédrale, ainsi que de formuler au besoin une réclanïation auprès de Tautorité compétentCi il ne s'était pas borné à signaler la possibilité de la suppression du maître-autel et de la boiserie, mais encore l'imminence de la démolition des voûtes et de la charpente du chœur, ce qui n'a pas été mentionné dans le procèsverbal.

Le Président répond à cette réclamation en expliquant que le bureau, ainsi que l'assemblée elle- même, avait compris que le motif déterminant de la proposition faite par M. Hunault avait été d'assurer la conservation du maîtreautel et de la boiserie dans leur état actuel, parce qu'en effet c'étaient les seules parties du projet dénoncé à la Société qui fussent de nature à pouvoir motiver une intervention utile de sa part à raison de leur caractère plus ou moins artistique ou historique; que quant à la réfection des voûtes ou de la charpente de la toiture, laquelle évidemment ne peut s'opérer que dans des conditions architectoniques Identiques à ce qui existe, elle ne sort pas de la catégorie des travaux qui sont du domaine exclusif de l'administration, dans les attributions de la laquelle notre Société doit scrupuleusement s'interdire de s'immiscer spontanément même par voie de conseils et d'avis; que d'après ce qui vient d'être dit le

bureau a jugé prudent, avant de mettre la commission eu demeure d'agir, de se bien éclairer sur la portée du projet allaqué, et pour cela il n'a cru pouvoir mieux faire que de s'adresser directement à M. le Préfet, qui accordant toules ses sympathies à la sollicilude de notre Société, en fit écrire immédiatement à l'architecte diocésain dont la réponse à dû dissiper toute inquiétude quant à la conservation du maitre-autel^^t de la boiserie ; que dès lors il devenait inutile de convoquer une Commission qui n'avait plus de raison d'agir, et qu'il ne restait au bureau qu'un devoir à remplir vis-à-vis de la Société, celui de rendre compte de sa démarche, ce qu'il vient faire en ce moment.

Cet incident vidé, le procès-verbal est adopté.

H. l'archiviste présente alors de nombreuses publications adressées par les correspondanls, après quoi le Secrétaire dépose sur le bureau : V de la part de M. Ducros, de Saint-Germain, membre titulaire non résidant, deux volumes d'observations météorologiques et «divers opuscules scientifiques ; 2"" de la part de H. H. Lecoq de Clermont, son catalogue méthodique de la flore du plateau central de la France et plusieurs opuscules géologiques et botanique<^. Des remerciements seront adressés à ces deux honorables conft-ères.

Le Président annonce que la Société est invitée par le bureau du congrès scientifique de France, qui se réunira à Bordeaux en septembre prochain, à y envoyer des délégués. MM. leA Membres qui seraient disposés à répondre à cette invitation devront en donner avis au Président de la Société ce mois-ci.

La proposition de M. Thouvenel, relative à des recherches sur l'idiome local, est admise en principe mais renvoyée à une prochaine séance pour être étudiée sous le rapport des mesures k prendre pour imprimer à ces

recherches une direction rationnelle qui permette d*en coordonner plus facilement les résultats.

H. le docteur Ridard prend la parole pour développer la proposition qu'il a préalablement soumise au bureau, de faire hommage d'un exemplaire complet des Mémoires de la Société h M. de Lamartine, récemment nommé membre correspondant et qui vient à celte occasion d'adresser à la Soci^é une lettre de remerciments des plus flatteuses.

Cette proposition est accueillie par un vote favorable et unanime.

M. le professeur Boreau fait part à l'assemblée d'une bien douloureuse nouvelle : H. Henri de la Perraudière, l'un des élèves Jes plus distingués de notre honorable confrère, vient de mourir. Emporté par sa passion pour les sciences naturelles, il avait une fois de plus encore voulu Tisiter l'intérieur de l'Algérie en compagnie de M. le docteur Cosson, qui remplissait une mission scientiQque, et c'est au moment où chargé des nouvelles dépouilles opirnes de la science il s'allait embarquer pour revenir parmi nous, qu'une fièvre pernicieuse est venue foudroyer cette organisation si puissante et si énergique. Une dépêche télégraphique adressée par H. Cosson à M. Boreau, leur ami commun, ne peutjlaisser de doute sur la perte immense qui a frappé dans son avenir notre science locale ainsi que notre Société, dont M. de la Perraudière fut à la fois l'un des fondateurs et l'un des membres les plus dévoués. •

L'assemblée charge M. Boreau de transmettre à la famille de ce si regrettable confirère l'expression de ses plus douloureuses sympathies.

Le Secrétaire général annonce que la Société botanique de France a choisi celteî année, pour siège de sa session départementale, la ville de Nantes, et en a fixé

Fouverture ati V2 de ce mois. Il pense qu*il serait désirable que la Société académique profitât des facultés offertes par cette heureuse proiimilé pour se faire représenter à cette solennité toute scientifique. L*assemblée accueille celle proposition avec empressement, et considérant que la botanique occupe parmi ses études une place considérable, ainsi que Tattesteraient au besoin d'importants travaux tant généraux que monographiques ; que si des exigences purement budgétaires ne lui ont pas permis de s'initier aussi directement qu'elle Teût voulu aux travaux de la Société botanique , elle ne les avait pas moins suivi jusqu'à ce jour avec un vif intérêt par Tintermédiaire de M. Henri de la Perraudière, dont on vient d'annoncer la perte et qui a été frappé au moment où suivant la promesse qu*il en avait faite en partant, il se disposait à revenir pour prendre part à la session de Nantes;

Que cette triste circonstance d'un deuil commun aux deux Sociétés, dans lesquelles M. Henri de la Perraudière ne comptait que des amis, ajouterait encore s'il était possible aux motifs qui doivent faire désirer à la Société académique d'être représentée à celte session;

La Société, en conéqùence, choisit pour délégué à cet effet M. Boreau, président de la section des sciences naturelles, professeur de botanique à l'Ecole préparatoire supérieure d'Angers, directeur du jardin botanique de la ville, etc. ;

Et de plus, considérant que le département de Haine et Loire a été depuis près d'un siècle l'objet d'études spéciales et non interrompues de la part de botanistes éniinents, tels que les Dupetit-Thouars, docteur Baslard , Desvaux, docteur Guépin, et en dernier lieu de H. Boreau, auteur de la Flore du centre et du bassin de la Loire ;

Que c'est dans cette contrée assise au contact des

trois grands bassins géologiques silurien , jurassique et crétacé qui se partagent Touest de la France, qu'a pris exclusivement naissance Tétude spéciale et sérieuse de la végétation occidentale, et que ce fut de ces travaux locaux que son! nés les premiers ouvrages qui ont révélé au monde savant les caractères propres de cette partie notable et longtemps méconnue de la flore nationale, de telle sopte qu'Angers pourrait avoir quelque droit à être considéré par la botanique française à Fégal d'un lieu historique au double point de vue du développement progressif de la connaissance des espèces indigènes et de leur distribution géographique;

Qu'au centre même de l'Anjou se trouve réunie avec ses types les plus curieux et les plus caractéristiques la flore des terrains schisteux de l'Ouest, tandis que à quelques kilomètres à l'Est et au Sud de la ville on rencontre dans toute son homogénéité la flore particulière aux terrains jurassique et crétacé avec leurs espèces quasiméridionales qui rappellent dans leur ensemble les flores agénaise et bordelaise de l'intérieur des terres ;

Que d'un autre côté, si le Jardin botanique d'Angers fut le premier et resta longtemps le seul Jardin scientifique de cette vaste région qui s'étend de la Hanche au Pyrénées, il est devenu de plus sous son Directeur actuel l'un des plus riches en végétaux de pleine lerre européens et exotiques et surtout eu égard au grand nombre d'espèces critiques et litigieuses qui y sont mises en expérimentation ;

Qu'enfin le botaniste peut encore y trouver des siyets d'étude dans les énormes herbiers de feu HH. les docteurs Bastard, de Lens, Guépin, etc., de même que dans celui du Directeur actuel, si étonnamment riche en types authentiques et en localités précises pour les plantes françaises et européennes.

Que par tons ces motifs la Société botanique de France poiiiTBil êlre coiiduile t\ choisir Angers pour siège de rune de ses prochaines réunions, el que la Sociélé académique charge sou délégué de Vy convier el d offrir de raellre à sa dispo&ilion pour la leûue de sa session les locaux el le matériel de la Sociélé académique.

Celle première par lie de lordre du jour élanl épuisée, U esl passé aux leclures.

SI, le docteur Dumonl achève la lecture de son Mémoire sur V Influence de i'hérédUé dans les affeclhns mmtales. il s est surloui attaché dans ce long Iravail à traiter celle thèse à la fois physiologique el morale, a son poinl de vue médico légal. Il s'agit donc ici, non pas d'une étude sur les étals divers de celle foïic flagrante dont le funeste héritage se transmet ostensiblemenl uvec plus ou moins de régularité, h régal de certains vices physiques qui deviennent comme des caractères indélé biles pour quelques races animales, mais bien de ces actes enigmaliques, d'une moralilé douteuse quant au degré de liberté dont jouissait la voloolé qui les accomplit, actes dans lesquels Tauteur tout en paraissant agir sous rinspiralion d une logique rigoureuse dans le cercle d'idées où les actes ont pris naissance, el par conséquent dans celle plénitude de libre arbitre qui implique la double responsabilité morale et sociale, peul cependaul navoir été que rinslrument passif et subordonné d\iue prédisposition vicieuse bérédilaire, d'une afieclion morbide congéniale el latente de rorgana cérébral, siège de la pensée el de la volonté.,. Sans doute le salui comuum, soit ici la protection de la vie el de la fortune des membres qui composent la communauté, exige une répression de lous les acles qui peuvent être nuisibles â la Société a légal d^m déîil, mais pour déterminer le véritable cara'itère que doit avoir la répression, Téquilé no veut-elle pas

que les actes de Tôtre intelligent soient profondément scrutés et pleinement appréciés dans leur valeur intellectuelle pour rêtre mieux à celui de la morale et de la criminalité? Or, c'est pour faire celte appréciation avec plus de certitude qu*il est souvent, ainsi que renseigne notre savant confrère, indispensable de recourir à Tétude physiologique et psychologique non pas seulement de Tauteur même de Taclion dont le mobile peut-être obscur, mais encore des membres de sa famille. Cette élude, on ne peut se le dissimuler, est parfois aussi difficile que complexe, mais n*en est pas moins souvent indispensable pour résoudre le redoutable problème du libre arbitre, lequel se pose dans de semblables conditions bien plus fi^uemment que Ton ne le pense généralement. Ce problème d'ailleurs ne semblet-il pas avoir été indiqué au juge par notre loi actuelle, lorsque plus philosophique en même temps que plus humaine que ses devancières, nonseulement elle a admis d*énormes différences entre les extrémités de Téchelle pénale, mais surtout quand elle a laissé entièrement k la sagacité du magistrat et à sa conscience le délicat arbitrage des circonstances atténuantes sans les vouloir aucunement définir.

Ce beau travail où la pyschologie apporte à la médecine légale un ample tribut d'observations nouvelles, sagaceset impartiales, semble devoir élever jusqu'à la gravité d'un sacerdoce la mission naguère encore obscure et toute de charité du médecin des prisons. De telles études, poursuivies avec ensemble et sans idées préconçues, ne méritent pas seulement l'attention de l'homme de l'art et du moraliste, mais peuvent utilement servir la justice humaine et aider le magistrat à concilier cette pitié parfois aussi pénible que protonde qu'excite en lui le re • penlir, avec les nécessités de l'intimidation par la voie de la répression pénale, laquelle sera peut-être encore

longtemps, quoique l'on puisse espérer de la perfectibilité humaine, la sauvegarde la plus certaine des bons contre les méchants.

Ce mémoire est renvoyé au comité de rédaction.

M. Guittet, médecin vétérinaire, élève d'Alfort, lit une Notice sur une épizootie qui a sévi cette année au centre du département, sur les chevaux des ardoisières, sur des bœufs et même sur une meute de chiens. Il en décrit avec un soin minutieux la marche et les symptômes et y a vu une gastro-entérite caractérisée. Il Ta traitée en conséquence par une médication appropriée intelligenment aux accidents dont elle pouvait se compliquer et est parvenu à sauver les nombreux animaux qu*il a soignés.

Ce mémoire provoque diverses observations de la part de M. Baron, vétérinaire de la même école, attaché à Tabattoir de la ville. Lui aussi a eu occasion de voir des chevaux malades, soignés par uu de ses confrères, et, comme les premiers atteints avaient succombé, il put assister à leur autopsie, qui démontra que Torigine de la maladie était dans la région pulmonaire et qu'elle avait tous les caractères d'une péripneutnonie suraiguë.

La divergence qui existe entre les deux opinions peut s'expliquer, ainsi que le fait ot>server le Secrétaire général si l'on considère que M. Guittet, qui fut appelé après lu période d'invasion, ayant été assez heureux pour sauver tous, ses malades, n'a pu recourir pour s'éclairer à l'autopsie lorsque d'autres circonstances s'opposaient d'ailleurs à une exploration par l'auscultation, et n'a eu ainsi pour s'aider dans sa diagnose que les symptômes extérieurs ; et que les guérisons obtenues |)euvent également s'expliquer si l'on réfléchit que H. Guittet reconnaissait être en présence d'une maladie éminemment inflammatoire, vis-hvis de laquelle cet habile praticien n'a fait en réalité que de la médecine symptomatique, variant sa médication de

manière à s'atlaquer successivement à tous les accidents apparents.

H. Baron, dont la Société avait écouté les objections avec un intérêt marqué, n'hésite pas d'ailleurs à ajouter que toutes les observations que sa pratique et ses fonctions spéciales Font mis à même de faire, rendent plus que problématique pour lui Texistence de la gastro-entérite comme maladie sut generis dans Tespèce chevaline. Il est persuadé qu'il en a été ici de cette espèce d'affection comme pour l'homme où l'état pathologique des intestins ayant été incomplètement étudié jusqu'à Broussais, de simples accidents de coloration de la muqueuse intestinale, qui coïncident le plus souvent, ainsi qu'on l'a reconnu depuis, avec un état normal de la santé, devinrent cependant pour des observateurs prévenus des indices révélateurs sinon le principe même, d'affections qu'ils jugeaient consécutives lorsqu'elles n'étaient que conoommitantes.

H. Henière lit une notice constatant des faits relatifs au métamorphisme que nos schistes siluriens et autres ont subi au contact des roches éruptivesdu centre de l'Anjou et spécialement dans la localité de Denée, à 8 kil. sud d'Angers. Là, le métamorphisuie a occasionné des modifications variées dans la texture des roches secondaires, et en a même parfois si profondément altéré la nature qu'il a donné lieu, selon notre confrère, à l'apparition de substances entièrement nouvelles et cela indépendamment de l'accès que sous l'influence des agents ignés, ces roches ont pu donner dans leur sein à d'autres substances étrangères en fusion ou sublimées... Il signale parmi les substances résultant d'un métamorphisme par voie de œntact des roches sédimentaires la krokidolithe par lui observé près du bourg de Denée et qui croyons-nous, aurait été jusqu'ici rapportée par Bastard et Des vaux à l'asbeste

dur, indiqué par eux daas cette localité. Cette substance, qui a rapparence d*un amphibole flbreux a été d*ailleurs positivement déterminée sur la communication que lui en a faite M. Henière, par M. Delesse, qui ne la connaissait encore qu'au cap de Bonne-Espérance et dans les

La notice de M. Menière, qui no peut que contribuer & appeler de plus en plus Tattention sur un des plus ricl^es gisements de TAujou, est renvoyée au comité de rédaction.

Le Secrétaire général reprend, pour la terminer, Ta lecture du mémoire de M. de Bodard, intitulé Une culture dans le Craonnais,

Ce travail, dans lequel Fauteur a traité dans un ordre rationnel de tout ce qui est compris dans Texploitation rurale, est certainement le guide le plus sûr et le plus pratique que puisse obtenir le propriétaire qui cherchera à augmenter ses revenus par Tamélioration de sa terre, sans être exposé à se laisser égarer par les illusions ruineuses des cultures de luxe. Aussi a-t-il pris pour devise : Bene colère necessartunij optime damnosum. L'idée capitale que Fauteur a assidûment poursuivie pendant trente années a été d'arriver à porter au maximum le revenu de la terre tout en augmentant le matériel de Texploitalion et le degré de fertilité du sol, sans recourir pour atteindre ce but à d'autres capitaux que ceux-là même obtenus d'un excédant graduel dans le revenu, lequel a dû être augmenté tout d'at)ord dès le début de l'exploitation, par les eflFels d'un meilleur assollement et par le perfectionnement dans la main-d'œuvre et les façons de la terre.

Comme le sol, le climat, les conditions physiques de même que les habitudes du paysan du Craonnais sont anologues à ceux de l'Anjou, ce travail de M. de Bodard ne peut manquer de devenir le vade mecum obligé du

propriétaire de nos contrées, auquel il offrira ces détails d*application si importants à connaître et qu*on ne trouve nulle part aussi clairement expliqués.

L*agronome y puisera aussi des élémonls précieux pour la solution de diverses questions, telles que celle relative à la préférence que mérite de la part du propriétaire la ferme à colonie parliaire sur les autres modes d\ xploitation, comme le plus économique, le moins sujet aux mécomptes, le plus efficace pour populariser les innovations utiles, pour moraliser le paysan, lui faire aimer son état et rattacher plus intimement à la terre et à la famille qui la possède.

Enfin on y trouvera aussi des données sur Tune des questions les plus graves et que le premier, le Secrétaire général crut devoir poser et résoudre affirmativement dans un Mémoire de 1847, destiné à combattre Tengouement qui dès lors commençait à se manifester en faveur de la race Durham, à savoir : qu*avec le bétail de travail, on doit obtenir sur une môme ferme un poids de viande au moins égal dans une période déterminée, et cela à meilleur marché, puisque le prix de revient du bœuf de travail passant à l^hatloir, est diminué de celui de tout le travail par lui fourni au compte des céréales, et qu*au contraire celui du Durham se trouve chargé de la valeur du travail des chevaux qu'il faut lui substituer.

Ajoutons que H. de Bodard a fait suivre son mémoire d'une note en réponse à une question qui lui avait été soumise par le Secrétaire général ; celle de la proportion de matière nutritive pour Thomme, qu'une môme surface de terre cultivée peut produire en céréales et autres comestibles végétaux ou en viande de boucherie. Or, ses calculs l'ont conduit en prenant pour base les faits et chiffres acceptés par la physique et la chimie, à estimer la puissance

d'alimentation de la terre cultivée en céréales, racines etc., comparativement à «elle consacrée à la production de la viande, à la proportion de 10 : 1.

Ce mémoire est renvoyé au comité de rédaction.

L'ordre du jour est épuisé, et avant de clore la séance le Président annonce que la rentrée est fixée au 2* mercredi de novembre prochain.

Le Secrétaire général ,

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