‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 80 sur 120 · SÉANCE DU 8 MAI · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 8 MAI

Le Vice-Secrétaire donne leclure du procès- verbal de la dernière séance ; ce procès-verbal est adopté. Divers ouvrages sont offerts à la Société académique de Maine et Loire ; ce sont des bulletins et des mémoires envoyés par les Sociétés correspondantes. Ces ouvrages sont déposés dans la bibliothèque de la Société.

H. le docteur Dumont , directeur, faisant fonction de président, donne lecture de la correspondance, elle se compose : P d'une lettre par laquelle M. Hichelet

remercie la Société de sa nominalion de membre correspondant, 2« d'une lettre par laquelle M. de Las Cases, remercie la Société de Thonneur qu'elle lui a fait en le choisissant pour la représenter au congrès des Sociétés savantes de province dont il suit les séances avec intérêt.

M. le Secrétaire général propose ensuite de changer le titre de membre correspondant donné aux personnes qui paient une cotisation, en celui de niembn; titulaire non résidant ; cette modification, dont le but est de rattacher plus intimement à la Société ceux qui de loin lui prêtent le concours de leurs lumières, est adoptée par la Société.

L'ordre du jour indique plusieurs lectures et communications scientifiques.

On entend d abord la lecture de M. le professeur Bouché : Recherches sur l'attraction moléculaire (suite) ; ce travail, comme ceux qui l'ont précédé, est renvoyé au comité de réduction. Il en est de même d'une note sur la dernière découverte de HH. Banzen et Kishoff, par H. Thireau, pharmacien.

M. Dumont fils lit ensuite la seconde partie de son travail, intitulé, De l'influence de Rome sur les civilisations postérieures ; il fait ressortir en traits rapides l&s empreintes inefifaçables des institutions romaines et les progrès dont elles ont été la source. Il répond aussi aux critiques de M. Authier Yung, sur les bienfaits de la conquête de Rome, par un tableau concis des institutions judiciaires et municipales; le côté neuf et vraiment original de cette étude est la mise en lumière du droit prétorien. Ce travail, qui indique de la part do son auteur, une science profonde du droit romain est renvoyé au comité de rédaction.

M. le professeur Boreau donne lecture de l'Introduction à une Etude sur les rosiers, par M. Déséglise; cette étude est renvoyée au comité de rédaction.

M. Quris coiUinue la lecture de son ouvrage sur l'Anjou féodal ; il s'attache à démontrer que le développement des franchises communales dans ce pays comme dans le reste de la France, ne date pas du xii« siècle comme Tout enseigné tous les historiens ; il fait remon> ter l'origine de la municipalité dans les principales villes et dans la capitale de TAnjou, à la composition même du municipe gallo-romain. Ce travail est renvoyé au comité de rédaction ; il en est de même d'une pièce de poésie , r Exécution, par M. le docteur Ridard.

Les leclures étant terminées, M. le Président donne la parole à H. Tbouvenel sur cette question : du beau dans les lettres et les arts. Après avoir en quelques mots rappelé la théorie du beau par nos principaux philosophes, M. Tbouvenel se demande si les arts peuvent se prêter secours les uns aux autres, et se résume en posant cette question : une œuvre de ce genre peut- elle être accomplie conjointement par deux artistes? MM. Julien , Dumont père, Pagnien et Quris, prennent part à la discussion pour soutenir et combattre la solution négative posée par M. Tbouvenel. - Après celle discussion, l'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.

Ch. Quris.

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