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DE HAINE ET LOIRE ET DE LA VENDÉE

Beiuâèaie partie.

Les nombreuses herborisations que nous avons faites en 1860, et le grand nombre d*individus du genre Rubus que nous avons été à même d'examiner, nous ont permis de compléter ce que plusieurs de nos descriptions précédenles avaient d'incomplet, et de rectifier quelques erreurs qui s'étaient glissées dans le mémoire que nous avons eu l'honneur de présenter à la Société académique au mois de mars dernier.

Malgré le petit nombre d*espèces que nous proposons, les erreurs que nous avons à signaler nous ont engagé à donner de suite cet opuscule, nous réservant de faire un travail d'ensemble sur les nombreuses espèces de ce genre quand nous connaîtrons mieux celles des départements dont nous avons entrepris l'étude, et que nous pourrons en offrir la synonymie avec certitude.

Les noms que nous conservons à quelques-unes de ces X. 2

planles seront peut-être changés un jour, car souvent les types des auteurs représentent plutôt un groupe qu'une seule espèce; les Rubus cœsitÂS L., disœlor W. et N., œllinus DC. et bien d'autres sont certainement dans ce cas, que nous présentent également les Viola, Hieracium, Menlhaj Polygonum, etc. Peut-être même ces espèces livrées au scalpel des monographes âniront-elles par disparaître complètement. Quand on se reporte au temps où la plupart ont été faites, il est impossible d'y voir autre chose qu'un groupe de plantes se rapprochant par un certain nombre de caractères communs, parmi lesquelles il y a souvent témérité à choisir un type exclusif. Dans les Hieracium , n'a-t-on pas, avec raison, abandonné le nom de H. murorumP Le Draba vema après avoir perdu son nom générique, n'a-t-il pas disparu 4aus une quantité A'Erophila? Pourquoi donc dans un^genre aussi difficile et beaucoup plus négligé, ne ferail-on pas'les mêmes changements, lorsqu'ils sont nécessaires et qu'ils peuvent empêcher des erreurs de synonymie on de détermination.

Les caractères tirés de la fleur disparaissant en partie par la dessication doivent être notés sur place au moment de la récolte : il faut aussi constater la présence ou l'absence des poils sur l'ovaire dans la fleur épanouie, parce que dans plusieurs espèces ces poils étant promptement caducs peuvent induire en erreur.

On ne saurait s'entourer de trop de précautions pour arriver à bien connaître ces plantes dont les collections ne présentent que des échantillons tronqués. La difficulté do les préparer est un obstacle aux échanges qui, pour ce genre surtout, seraient nécessaires; nous n'en témoignons que plus sincèrement nos remerciements aux Botanistes qui ont bien voulu nous en envoyer de complets, avec des observations prises sur le vif, et nous les

prions d'en agréer Texpression de notre profonde reconnaissance.

COESII.

R. C0NSPBCTU8 Gast. Genev. R. serpens , Bor. fl. du centre pro parle, non Gr. et God. Bois frais et ombragés. Angers, à Félang de Saint-Nicolas (Maine et Loire.)

Tige stérile obtusément anguleuse, poilue, glanduleuse, peu robuste, striée, à aiguillons très inégaux, à peine vulnérants, les plus longs minces, droits ou inclinés, peu ou point élargis à la base. Feuilles ternées ; pétiole allongé, poilu, glanduleux, strié, plane en dessus ou à peine canaliculé, aiguillons fins, en faulx ou droits inclinés, non vulnérants; foliole terminale longuement pétiolulée, largement ovale, irréguliëre dans son pourtour, en cœur à ta base, longuement acuminée, à dents larges, peu profondes ; les latérales longuement pétiolulées, largement ovales, en cœur à la base, irrégulières, élargies et lobées du côté extérieur; toutes d*un vert gai et à poils apprîmes en dessus, plus pâles en dessous, à poils brillants, à nervures saillantes, anastomosées, la médiane aculéolée. — Rameau florifère anguleux, faible, flexueux, poilu, glanduleux, à aiguillons peu abondants, inégaux, à peine vulnérants, droits inclinés, à base non dilatée. Feuilles ternées; pétiole allongé, légèrement canaliculé en dessus, strié, poilu, glanduleux, à aiguillons faibles, inégaux, en faulx ou droits inclinés; foliole terminale ovale, arrondie et enlière à la base, non acuminée, à dents fines, aiguës, profondes; les latérales pétiolulées, ovales, élargies ou lobées du côlé extérieur; toutes d*un vert gai et à poils apprîmes en dessus, plus pâles en dessous, à poils brillants, à nervures saillantes, anastomosées. — Panicule oblongue, peu fournie, poilue, glanduleuse, à aiguillons

rares, munie à la base d^uoe ou de deux feuilles ternées, nue dans le reste de sa longueur, pedicelles inférieurs bi ou triflores,les supérieurs uniflores Calice feutré , gris tomenteux, glanduleux, souvenl aculéolé, profondément découpé, à lobes ovales, élroits, allongés, rabattus après Tanlbèse. Pétales étroitement ovales, allongés, la plupart échancrés au sommet, glabres ou à poils à peine visibles à la loupo. Etamines blanches, peu abondantes, dépassant à peine les slyles (bruns ou rosés?) Fruit gros, formé de carpelles poilus, nombreux.

Cette espèce qui croit aussi au Hont Miranlin (Savoie) diffère du R. Serpens, God. et Gren. par ses feuilles à folioles longuement pétiolulées , sa panicule non corymbifprme, son calice blanc iomenteux, etc.

APPENDICULATl.

R. SQUÂLiDUS Gast. Genev. Bois couverts. Le Couboureau, près de Torfou (Maine et Loire).

Tige stérile anguleuse , à faces planes, striées, presque dépourvues de soies, à poils glanduleux assez nombreux ; aiguillons inégaux, abondants, insérés sur toute la surface de la tige, droits ou presque droits, à base renflée égalant leur hauteur. Feuilles ternées et quinées; pétiole poilu, glanduleux, à aiguillons nombreux, inégaux, en faulx, en dessus plane et strié; foliole terminale ovale, en cœur à la base, arrondie et presque régulière dans les 2|3 inférieurs, au sommet un peu incisée, terminée en pointe allongée, étroite, très aiguë, dents larges, euspidées, peu profondes ; Tes latérales pétiolulées, largement ovales, un peu en cœur à la base, acuminées, lobées sur le côté extérieur quand les inférieures manquent; ces dernières presque sessiles, ovales, rétrécies à chaque extrémité; toutes d'un vert sombre en dessus, presque glabres,

è poils très apprîmes, en dessous vertes, à poils peu nombreux, nervures fines, blanchâtres, proéminentes, la médiane aculéolée. — Rameau florifère anguleux, surtout au sommet, un peu poilu, très glanduleux, à aiguillons nombreux, inégaux, vulnérants, très élargis à la base, droits inclinés ou plus rarement enfaulx. Feuilles ternées ; pétiole canaliculé, poilu, glanduleux, à aiguillons inégaux, nombreux, en faulx; foliole terminale largement ovale, souvent presqu'arrondie,en cœur à la base, brièvement acuminée, à dents larges, cuspidées, peu profondes ; les latérales à pétiolules courts, ovales, élargies du côté extérieur, en cœur à la base ; toutes vertes de chaque côté, à poils rares et apprîmes en dessus, plus abondants en dessous, à nervures blanchâtres, fines et saillantes, la médiane aculéolée. — Panicnle oblongue, allongée, feuillée, interrompue, peu fournie, poilue, glanduleuse, fortement aculéolée, à aiguillons longs, fins, droits, inclinés, peu ou point renflés à la base : ordinairement à la base de la panicule de 1 à 3 feuilles ternées supportant des ramuscules multiflores, allongés, très aculéolés; puis ensuite une ou deux bractées foliacées ovales ou lancéolées acuminées, plus ou moins en cœur. Calice gris tomenteux, peu glanduleux, aculéolé, à lobes ovales terminés en pointes étroites, allongées, étalées après Tanthèse. Pétales roses, obovales, en coin à la base, arrondis et un peu bifides au sommet, poilus. Etamines blanches dépassant les styles verdâtres. Jeunes carpelles hérissés.

Obs. Cette plante qui ressemble au R. Lejeunei W. et N. s'en distingue à ses folioles en cœur à la base et uou longuement rétrécies cunéiformes.

R. Ctnomorus Gast. Genev. Bois couverts, lieux ftrais. Halièvre, Saint-Laurent à Haute-Grange (Vendée).

Tige stérile robuste, anguleuse, ordinairement d'un brun foncé, à faces planes, striées, peu poilue, glanduleuse, àaiguillons nombreux, droits, inégaux, vulnérants,

renflés et élargis à la base, insérés sur toute la surface de Ia4ige. Feuilles quinées; pétiole plane en dessus, poilu, iglanduleux, à aiguillons nombreux, forts, en f aulx; foliole terminale largement ovale, presque arrondie, en cœur à la base, régulière dans son pourtour, acurainée, à dents laides, peu profondes, cuspidées; les latérales pétiolulées, largement ovales, acuminées, un peu en cœur à la base ; les inférieures longuement pétiolulées, ovales , arrondies ou un peu échancrées à la base , peu ou point acuminées ; toutes épaisses, coriaces, d'un vert olive et presque glabres en dessus, en dessous grisâtres, à poils nombreux, très brillants surtout sur les nervures, qui sont blanchâtres, saillantes anastomosées. -;- Rameau florifère arrondi à la base,- anguleux au sommet, flexuenx, poilu, glanduleux, à aiguillons nombreux, droits , inclinés. Feuilles ternées; pétiole plane en dessus, glanduleux, à aiguillons en faulx ; foliole terminale largement ovale, presqu*orbiculaire, légèrement échancrée en cœur à TinserUon du pétiolule, brièvement cuspidée; les latérales pétiolulées, ovales, élargies du côté extérieur, à dents larges, grosses, peu profondes; toutes épaisses, coriaces, d'un vert olive, à poils nombreux et très apprîmes en dessus, en dessous plus pâles, a poils nombreux, brillants surtout sur les nervures. — Panicule oblongue, poilue, glanduleuse, aculéolée, à aiguillons droits, longs, inclinés, munie à la base d'une ou de deux feuilles ternées qui supportent des ramuscuies allongés, multiflores, aculéolés, ensuite de bractées foliacées triangulaires, en cœur à la base ou ovales allongées, enfin nue au sommet. Calice blanc lomenteux , glanduleux , aculéolé , à lobes terminés en pointes allongées, étalés après Tanthèse. Pétales roses. Etamines blanches égalant les styles. Fruit gros, composé de carpelles nombreux, d'abord hérissés. Plante robuste couchée, étalée en cercle.

Ob8. Bien plus r(ri>uste que le Jl. iquoHdus auquel il

ressemble et dont il se distingue par ses feuilles épaisses, ses poils nombreux et brillants, etc.

R. GONSPiGDUS Mail. Versuch n<> 59 p. 49 Haies, Bois. Sainl-Hilaire-sur-Sèvre, Morlagne .(Vendée).

Tige stérile robuste, anguleuse, poilue, glanduleuse, à aiguillons forts, vulnérants, presque droits ou en fauix, élargis à la base. Feuilles ternées et quinées; pétiole épais, plane en dessus, poilu, peu glanduleux, à aiguillons robustes, crochus; foliole terminale obovalo, presqu'orbiculaire, entière à la base, brièvement acuminée, à dents larges, peu profondes, cuspidées, très inégales, doubles ou triples; les latérales pétiolulées, à peu près de même forme mais plus étroites et rétrécies à la base ou fortement élargies ou lobées du côté extérieur quand les inférieures manquent ; ces dernières ovales, un peu rétrécies à chaque extrémité ; toutes épaisses, coriaces, glabres, d'un vert olive et un peu luisantes en dessus, en dessous blanches, tomenteuses. — Rameau florifère obtusément anguleux, allongé, poilu, légèrement glanduleux, à aiguillons longs, vulnérants, les uns droits inclinés, les autres en faulx. Feuilles ternées ; pétiole hérissé, peu glanduleux, plane en dessus, à aiguillons crochus ; foliole terminale largement ovale ou trapeziforme, un peu acuminée, rétrécie à la base ; les latérales pétiolulées, ovales, entières à la base, élargies et lobées du côté extérieur ; toutes épaisses, et presque glabres en dessus, en dessous blanches tomenteuses, hérissées.— Panicule longue, en pyramide étroite, garnie de feuilles ternées et de bractées foliacées presque jusqu'au sommet^ poilue, glanduleuse, à aiguillons longs, droits inclinés; pédoncules inférieurs allongés, multiflores, les autres triflores ou plus rarement bi ou uniflores au sommet. Calice blanc tomenteux, hérissé, un peu glanduleux et aculéolé, à lobes ovales, terminés en pointes courtes, presque rabattus après Tanthèse. Pé-

taies d*ua roso vif ou presque rouges, très poilus à Textérieur. Etamiues rosées, dépassaut les styles verdfttres, rosés à la base. Jeunes carpelles poilus.

R. UMBRÂTiGUS Mail. Vers, n*" 49 p. 41. Bois d*A vrillé, Pellouailles près d* Angers (Maine et Loire).

Tige stérile anguleuse, peu robuste, à faces planes ou à peine excavées, striée, poilue, à glandes stipitées rares ; aiguillons inégaux droits ou en faulx, élargis à la base, vulnérants. Feuilles quinées, quelquefois ternées ; pétiole allongé, plane en dessus, poilu, glanduleux, à aiguillons nombreux, droits inclinés ou en faulx, dilatés à la base, vulnérants ; foliole terminale largement ovale, en coin à la base,acuminée ; les latérales longuement pétiolulées, rétrécies à chaque extrémité, acuminées ; les inférieures brièvement pétiolulées, de même forme, plus petites; toutes d'Un vert gai , à poils rares et apprimés en dessus , en dessous à poils nombreux, brillants, également apprimés, plus rarement presque blanchâtres, à dents grosses, larges, peu profondes.— Rameau florifère anguleux, poilu, h aiguillons droits inclinés ou en faulx. Feuilles ternées ; pétiole hérissé peu glanduleux, à aiguillons droits inclinés finement canaliculés en dessus; foliole terminale ovale, entière et un peu rétrécie à la base ; les latérales pétiolulées, de même forme, plus étroites, souvent lobées, ou élargies du côté extérieur; toutes à dents larges, peu profondes, cuspidées, à poils rares et apprimés en dessus, en dessous grisâtres à poils nombreux et brillants. --Panicule large, en pyramide, étalée, composée, interrompue, hérissée, poilue, à glandes stipitées très fines, aculéolée, munie à la base d'une feuille ternée, et quelquefois d'une bractée foliacée ovale acuminée ou trilobée, nue dans le reste de sa longueur; pédoncules inférieurs allongés, multiflores, souvent entremêlés de pédoncules uni, bi ou triflores beaucoup plus courts. Calice toipenteux, glandu-

leux, peu aculéolé, à lobes ovalos, terminés en longues pointes fines, aiguës, rabattues après Tànthèse. Pétales grands, ovales, entiers, rétrécis en onglet à la base, glabres â rintérieur, très poilus à Textérieur, roses. Etamines blanches dépassant les styles Yerdfttres. Jeunes carpelles faiblement hérissés.

Obs. Voisin de R. adsdtus, il s'en distingue par la panicule presque nue, les feuilles peu ou point échancrées en cœur à la base, les jeunes carpelles poilus.

R. MiGROGARPUS GasI. Geucv. Haies, lieux secs et découverts. St. Hilaire sur Sèvre, au Port (Vendée).

Tige stérile anguleuse, à faces un peu canaliculées, striée, poilue, à glandes stipitées rares, aiguillons en faulx, poilus, élargis à la base, vulnérants. Feuilles quinées ; pétiole anguleux, court, épais, poilu, peu glanduleux^ plane en dessus, armé de huit à dix aiguillons crochus, vulnérants ; foliole terminale longuement pétiolulée, ovale, à base large, sub-écbancrée à Tinsertion du pétiolule, acuminée; les latérales elliptiques, à base assez large et sub-échancrée, régulièrement élargies jusqu'aux 2/3 supérieurs puis arrondies et subitement acuminées, souvent obliques du côté extérieur , les inférieures pétiolulées, ovales elliptiques, de même forme, plus petites ; toutes épaisses, à dents fines, égales, cuspidées, en dessus d'un vert luisant, glabres ou à peu près, en dessous blanches tomenteuses, non hérissées, à pubescence épaisse, nervures saillantes, poilues, la médiane aculéolée. — Rameau florifère presqu'arrondi à la base, oblusément anguleux dans le reste de sa longueur, poilu, â glandes stipitées rares, aiguillons crochus, élargis à la base, vulnérants. Feuilles ternées, rarement quinées ; pétiole allongé, poilu, un peu glanduleux, plane en dessus, à aiguillons crochus, assez robustes ; foliole terminale ovale, quelquefois trapéziforme entière à la base, acuminée ; les latérales pétio-

lulées, de môme forme, souvenl lobées ou élargies du côté extérieur : toutes à dents fines, irrégulières, souvent simples, presque glabres et d*un vert luisant en dessus, blanches lomenleuses en dessous. — Panicule étalée, composée, fournie, peu hérissée, légèrement glanduleuse, à aiguillons crochus, munie à la base de deux ou trois feuilles ternées, dépourvue de bractées foliacées, pedicelles rameux, minces, divariqués, peu glanduleux, dépassant les bractéoles triOdes, très étroites. Calice gris tomenteux, à glandes sessiles, non aculéolé, à lobes ovales, terminés en pointes courtes, rabattus après Tanthèse. Pétales blancs à peine carnés, poilus à Textérieur, obovales, en coin à la base, bifides au sommet. Etamines blanches dépassant peu les styles d'abord jaunâtres à base à peine brune, rouges à la fin. Jeunes carpelles hérissés au sommet, bientôt glabres, souvent avortés.

R. LLOTDiANns Gast. Genev. Lieux secs et découverts. Mortagne fVendée). Mazière, près de Cholet (Maine et Loire). Poitiers (Vienne). Montauban.

Tige stérile anguleuse, poilue à glandes stipitées peu abondantes, à faces canaliculées, à aiguillons courts, droits ou inclinés, élargis à la base, vulnérants. Feuilles quinées, quelques-unes ternées; pétiole poilu, glanduleux, à aiguillons crochus ou en faulx, vulnérants, canaliculé en dessus; foliole terminale très variable, quelquefois étroitement ovale, entière à la base, d'autres fois plus largement ovale, en cœur, ou presque Irapéziforme, ord* presqu*obtuse au sommet^ toujours peu acuminée ; les latérales pétiolulées, de même forme, mais plus étroites , que la terminale dont elles suivent à peu près les variations ; les inférieures peu pétiolulées, courtes, ovales, obtuses, ou plus étroites et allongées, quelquefois remplacées parles lobes profonds des folioles latérales ; toutes épaisses, flasques, glabres ou à poils apprîmes, d'un vert sombre en

dessus, en dessous blanches veloutées, peu hérissées à lomentum épais, très doux au toucher. — Rameau flo^ rifère anguleux, à faces canaliculées, poilu, non glanduleux, aiguillons petits, en faulx, élargis à la base, Yulnérants. Feuilles ternées; pétiole hérissé, poilu, canaliculé en dessus, à aiguillons en faulx, petits, yulnérants, stipules linéaires, étroites, insérées très près de la base du pétiole ; foliole terminale ovale trapéziforme, rétrécie et entière à la base, ou sub-échancrée à Tinsertion du pétiole court, atténuée et obtuse au sommet ; les latérales brièvement pétiolulées, ovales, obtuses, à peu près de même forme ou lobées et élargies du côté extérieur ; toutes d'un vert sombre, épaisses, à poils apprîmes en dessus, à dents larges, peu profondes, obtuses, simulant des crénelures, en dessous blanches veloutées, à tomentum épais, très doux au toucher, à nervures saillantes, non anastomosées. - Panicule étroite, allongée, serrée, nue dans toute sa longueur, si ce n'est à la base, poilue, non glanduleuse, ordinairement munie d'un grand nombre de petits aiguillons jaunes en faulx, abondants surtout sur les pédicelles. Pédoncules inférieurs multiflores à Taisselle de une à trois feuilles ternées petites, ou d'une feuille et d'une ou deux bractées foliacées, les supérieurs souvent uniflores, allongés, minces axillaires à des bractéoles étroitement ovales, presqu'entières ou trifides, verdâtres ou jaunâtres. Calice àlobesétroils, ovales lancéolés, minces, blancs-jaunâtres, à pointes courtes ou nulles, rabattus après l'anthèse. Pétales petits, ovales, arrondis, entiers ou subéchancrés au sommel, longuement rétrécis en ongicl, presque glabres, d'un blanc-jaunâtre. Elamines peu nombreuses, très blanches, dépassant peu les styles hlancs-verdâlres. Jeunes carpelles verts, glabres, peu nombreux. Fruit petit.

Obs. Cette espèce ayant les tiges stériles seulement glanduleuses, et le calice à lobes très courts, ne rentre dans

aucune des divisions que j'ai établies dans la l'« partie de ce mémoire.

VIRESCENTES.

R. GTMNOSTÂGHYS Gast. Geuev. Bois. Le Couboureau , près de Torfou (Maine-et-Loire).

Tige stérile anguleuse , poilue , dépourvue de glandes, à faces canaliculées, aiguillons droits ou inclinés, poilus, forts , vulnérants , dilatés en une base égalant leur hauteur. Feuilles quinées; pétiole long, mince, poilu, plane en dessus, à aiguillons nombreux, crochus, à stipules linéaires fines, insérées très près de sa base; foliole terminale longuement pétiolulée, presqu'orbiculaire, en cœur, à base large, régulièrement arrondie jusqu'au sommet, puis brusquement terminée en pointe courte, fine, aiguë; les latérales longuement péliolulées, en cœur à la base, ovaleselliptiques, un peu élargies vers le deuxième tiers supérieur ^ arrondies ensuite et brusquement acurainées; les inférieures longuement pétiolulées, de même forme, mais élargies du côté extérieur ; toutes minces, d*un vert foncé, glabres ou à peu près en dessus, à dents larges, espacées, divariquées, aiguës, en dessous blanches argentées, à tomentum ras et très court , à nervures brunes , fines saillantes, anastomosées, la médiane garnie d'aiguillons crochus — Rameau florifère, allongé, anguleux^ hérissé, garni d'aiguillons inégaux , droits , inclinés ou en fauix , velus , élargis à la base. Feuilles ternées , rarement quinées; pétiole hérissé, plane en dessus, h aiguillons nombreux, crochus, à stipules linéaires, minces, insérées prèsqu*à sa base; foliole terminale, largement ovale, en coin à la base, acuminée; les latérales pétiolulées, ovales, en cœur, acuminées, élargies du côté extérieur quand les inférieures manquent ; ces dernières pétiolulées , ovales obli-

ques , acuminées; toutes niiDces, en dessus d'un yert gai et presque glabres, à dents larges^ peu profondes, divariquées, en dessous blanches tomenleuses, peu hérissées, à toraenlum ras et court. — Panicule allongée, étroite, interrompue, dépourvue de feuilles et de bractées foliacées, hérissée, sans glandes; pédoncules inférieurs,'multiflores, assez courts , les supérieurs bi ou triflores rarement uniflores. Calice tomenleux, à peine aculéolé , à lobes ovales terminés en pointes courtes, rabattus après Tanthèse. Pétales roses, largement ovales, entiers au sommet, poilus, à onglet court. Etamines blanches , courtes , égalant les styles verdftlres. Jeunes carpelles hérissés, à la fin noirs, luisants, au nombre de 16 ou 18.

DISCOLORES.

R. PHTLLOSTÀGHTS MAIL? Vcrs. n"* 14 p. 10. Haies fraîches. Evrunes, Vendée.

Tige stérile anguleuse, robuste, striée, poilue, sans glandes, a faces excavées^ aiguillons en faulx ou presque droits inclinés, poilus, longs, vulnérants, élargis à la base. Feuilles quinées; pétiole anguleux, strié , plane en dessus, poilu, à 8 oaiO aiguillons crochus, vulnérants, stipules filiformes insérées près de la base du pétiole ; foliole terminale longuement péliolulée, ovale ou obovale échancrée en cœur à la base, acuminée, les latéralesà longs pétiolules , ovaleselliptiques, entières ou à peine échancrées à la base, acuminées; les inférieures à pétiolules insérés presqu'au même point que ceux des folioles latérales^ formant à peu près une feuille pédaléo, ovales, rétrécies à chaque extrémité, souvent élargies ou sublobées du côté extérieur; toutes épaisses, d'un vert foncé , glabres ou à poils apprîmes en dessus , à dents larges , aiguës , inégales , en dessous blanches tomenteuses , à nervures saillantes , anas-

tomosées. — Rameau presqu'arrondi k la base , angalenx dans le reste de sa longueur, poilu, non glanduleux, aiguillons en faulx, poilus, longs, yulnéranis, dilatés à la base. Feuilles temées, rarement quinées; pétiole canaliculéen dessus, poilu, à aiguillons crochus; foliole terminale, ovale, acuminée, entière ou subéchancrée à Tinserlion du pétiolule ; les latérales péliolulées, ovales, entières à la base, acumiuées , élargies, et souvent très profondément lobées àvL côté extérieur; toutes molles, flasques, d'un vert sombre et à poils apprîmes en dessus, grises et mollement tomenteuses en dessous. — Panicule allongée, ordinairement feuillée jusqu'au sommet, poilue, non glanduleuse, à aiguillons en taulx, longs, vulnéranls, pédoncules, tous multiflores, les inférieurs allongés êr Taisselle de feuilles temées, les autres à l'aisselle dtf bractées foliacées, nombreuses , ovales , devenant insensiblement plus petites jusqu'au sommet de la panicule. Galice blanc tomenteux, à poils jaunâtres à la base, ni glanduleux , ni aculéolé, à lobes ovales, larges, terminés en pointes courtes, rabattus après l'anthèse. Pétales roses, largement ovales, arrondis et écbancrés au sommet, longuement rétrécis en onglet, très espacés, hérissés sur chaque face. Etamines blanches dépassant peu les styles d'un rose pâle. Jeunes carpelles poilus.

Obs. Voisin du R, pedatifoHus dont il se distingue facilement par la forme de la panicule; quand les bractées foliacées manquent, la ressemblance est plus frappante entre ces deux espèces bien distinctes.

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