‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 5)Chapitre 111 sur 125 · X. Note ior le If usée céramique de Sèvres · texte numérisé non relu

X. Note ior le If usée céramique de Sèvres

XL Épisode en Angleterre, relatif aux créanciers du Roi Louis- Philippe. — Procès et correspondance.

XII. Évaluation des dévastations qui ont eu lieu dans le domaine privé de Louis-Philippe, le 24 février 1848.

XIU. Coup d'œil sur les décrets du gonvememeat proviioh'e conoonuttt le donuine privé.

(Page 392.) ifudques faits administrât^.

Après les premières violences qui suivirent la bourrasque de ftvrier, les fails les plus simples en apparence venaient attester le respect que chacun portait aux propriétés de la maison d^Olrléans.

Le 29 novembre 1848, le maire de la ville d'Eu m^ écrivait pour demander, pour deux de ses amis, un permis de chasse dans la forêt, conformément à ce qui se pratiquait auparavant

Dans le même temps, je recevais du Ministre des affaires étrangères de la République la lettre suivante : u Monsieur et trèshonorable collègue, vous avez bien voulu me promettre une permission de chasse dans la forêt d*Armainviiliers, pour mes deux fils et pour moi. Si vous aviez Tobligeance de me Fenvoyer afîn que nous puissions en profiter pendant les fêtes de Noël, vous

obligeriez beaucoup voire tout dévoué, Jiles Bastide. »» — Je m*empressai d*e3^pédier le permis.

Avec plus de plaisir encore, j* autorisai madame de Vatrf à courre un cerf dans la forêt d*Amboise.

Le 24 juillet 1850, MM. de Flavigny, Gouin et Tascbereaii, représentants d'Indre-et-Loire , me remettaient, en me la recommandant, une lettre de M. le maire d*Amboise, pour obtenir u que les étrangers pussent, comme par le passé, être admis à visiter le cbâteau d'Amboise que tant de circonstances ont rendu célèbre. Cette aflluence , à certaines époques de Tannée , disait le Maire, donnait à notre petite ville une vie et une activité quVUe a perdue depuis le séjour des Arabes dans cet antique monument qui fut le berceau de F un de nos Rois et qui est encore aujourd'hui la propriété du dernier de nos gouvernants. « — L'autorisation fut accordée , à condition cependant que le Ministre de la guerre , notre locataire , n'y verrait pas d'inconvénient pour la sûreté des prisonniers confiés à sa garde.

Le colonel (polonais) Zeltner , préposé par la République au gouvernement des ruines de Neuilly, m'écrivait le 18 février 1849: a — Monsieur le Mandataire, le Président de la République est » venu visiter le parc de Neuilly vendredi dernier, il m'a demandé » l'autorisation de s'y promener quelquefois à cheval : j'ai cru ^ entrer dans vos intentions en Ty autorisant. — Veuillez » agréer, etc. Le colonel Zeltner. » — Je répondis au colonel qu'il avait parfaitement bien fait

Personnellement je voulus aussi donner l'exemple de cette subordination de conduite aux conditions de la propriété. De tout temps, le Roi avait accédé aux demandes qui lui étaient faites, d'arbres, d'arbustes et de fleurs, dans ses jardins et pépinières: et plusieurs fois j'avais profité de cette munificence pour peupler mon parc de Raffigny.

£n 1850, je désirai planter à Raffigny une corbeille d'arbustes et de fleurs vivaces dont tous les sujets fussent de la provenance des jardins royaux de Neuilly et de Monceaux, pour lui donner ensuite le nom qu'elle porte aujourd'hui, de Corbeille de la Heine, 11 s'agissait d'une trentaine de sujets : et c'était au fond bien peu de chose. Mais avant de rien demander aux jardiniers dont le dévouement eût été au-devant de mes désirs, je voulus en écrire au Roi, qui s'empressa de m'accorder ce -que je demandais. Je regrette de n'avoir pas cette lettre sous la main , mais elle me frappa, parce que j'y lus ces mots que j'ai toujours retenus depuis : u.... Vous me faites souvenir que je amê propriétaire! »

Visite au château d'Eu et à Tréport, en septembre 1848.

Inspection du château et de ses dépendances , alors coaGés à radminUtration de Carrel (frère de Tancien rédacteur du Na^ tional).

Justice rendue à la probité, à Tintelligence et aux bons sentiments de cet administrateur.

En raison même de son nom et de ce qu'il avait été proposé parla République, il aurait eu plus de force, sM en eût été besoin, pour préserver ce domaine de toute espèce d'avanie et de dégâts. J*en rendis bon témoignage.

Le château d'Eu, sa situation pittoresque (en vue de la mer, avec le Tréport sous ses fenêtres, et comme à ses ordres comme lieu d'embarquement), — la belle forêt qui dépend de cette Terre, en ont fait un Domaine du premier ordre.

Aussi il existe bien peu de Seigneuries anciennes qui puissent offrir dans la généalogie de leurs possesseurs une série plus variée de noms illustres et puissants.

Je la reproduis ici d'autant plus volontiers, que parmi les Comtes d'Eu, je retrouve aussi la Maison de nos Ducs de Nevers.

Tableau des possesseurs successifs du comté d'Eu,

De 912 à 927. RoUon Raoul, chef des Hommes du Nord, mort en 933.

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