LE GÉNÉRAL ALLIX
Mémoire tout prêt , mais le ministre auquel je le communiquai me recommanda surtout de ne faire aucun éclat. Cependant l'impatience du général AUix ne s'accommodait pas de ces délais; il ne trouva rien de plus naturel que de me dénoncer par une lettre qu'il fit insérer dans la Bibliothèque historique ( 2* volume , 3® cahier) , prétendant ({ne f avais déserté sa cause! — Je lui répondis par une lettre insérée dans la Minerve, n* 12, qu'il était mal informé, et que je n'avais temporisé que dans son intérêt. — Il insista ' , et alors je livrai à l'impression son Mémoire, à la date du 18 mai
Les journaux, qui avaient vu avec peine l'injuste polémique engagée contre moi par M. Allix au moment même où je ne cessais d'agir pour lui, rendirent compte de l'écrit que je venais de publier pour sa défense ; et le Journal du commerce du 29 mai 1818 , comme s'il eût eu à cœur de me venger d'un mauvais procédé , en parlait en ces termes :
a Ce Mémoire de M. Dupin, où l'on remarque une logique serrée , une mesure parfaite et les sentiments d'une âme élevée , n'ajoutera rien à la réputation déjà si bien fondée de ce célèbre avocat ; mais ce sera du moins une nouvelle preuve de son empressement à offrir à l'infortune l'appui de son talent et à remplir avec dignité tous les devoirs de sa profession, m
Le général Allix a été rappelé par ordonnance royale
^ En vrai Normand, il prétendait surtout que Tordonnance du 24 juillet ne s'appliquait pas à sa personne, parce que son nom était Àllix avec deux 11 et non pas Alix avec une seule. Or, disaitil, Alix n'est pas plus Allix y qtiè p(A^n h'est poistoh. — Il invoquait même comme exemple un procès dons lequel on avait ainsi jugé. Heureusement il y avait, au fond, de meilleurs motifs à faire valoir, et ils ont fini par remporter.
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du 12 décembre 1818. Mais, rentre dans la Nièvre, son esprit qnerelleur et iracassier lui a suscité plu» sieurs affaires désagréables, suivies de décisions judiciaires, qui nuisirent à sa considération , et firent disparaître l'intcrôt qu'on avait porté au malheur de Texilé.