LE DUC DE VICENGE
nous ; car nous sommes si près , que si l'ennemi vous laisse correspondre avec moi direclement, en vingtquatre heures on peut avoir répouse aux dépêches. D'ailleurs je vais me rapprocher davantage. Sur ce , je prie Dieu , etc.
î) P. S. Comment arrive-t-il qu'aujourd'hui 18 je n'aie des dépêches de vous que du 14? Nous ne sommes cependant éloignés de vous que de vingt-cinq lieues! »
Depuis cette dépêche, tous les éléments historiques n'offrent plus que les caractères suivants :
l** La persistance obstinée des alliés à ne pas démordre de leurs propositions, dont ils font un ultimatum y refusant absolument toute discussion.
2° Les efforts persévérants du duc de Vicence auprès du Congrès pour éviter une rupture ;... — auprès de M. de Metternich en particulier, pour essayer d'intéresser l'Autriche;... — auprès de Napoléon, pour l'amener à des concessions, a sans lesquelles, disait-il, nulle paix n'est à espérer... »
3° Le refus constant de Napoléon. . .
4** La rupture des négociations le 19 mars...
Au surplus, tous ces faits sont à jour depuis longtemps, non-seulement par l'ouvrage de Koch, mais par beaucoup d'autres. — Quant au droit que peuvent avoir les ambassadeurs en certains cas de publier leurs dépêches, lorsque les événements sont accomplis, on peut citer au moins pour exemple la Suite du Droit des gens moderne de l'Europe par Jean-Louis Kliiber *, dans la Bibliographie, où se trouve une sec-
* Stuttgard. 1819, în-8, page 549.
LE DUC DE VICENGB. i«i
tîon intitulée : a Des pièces et mémoires relatifs à 3> des négociations, publiés par les ambassadeurs eux- To mêmes, par ordre alphabétique des noms. »
Le duc de Vicence a aussi écrit des Mémoires , et ceux-là probablement ne laisseraient planer aucun doute sur la question ; car s'il était fidèle et dévoué , il n'était pas moins sincère , première qualité d'un historien.
Mais quand ces Mémoires verront-ils le jour? — On n'a pas pensé qu'ils pussent paraître sous la Restauration;... mais rien n'empêchait de les publier après 1830, sous le règne tolérant et désintéressé de Louis- Philippe : rara temporum felidUUe , ubi senUre quœ velis, et quœ sentias dicere licebat. — On ne voit pas du moins ce qui pourrait maintenant s'opposer à leur publication.