AFFAIRES CIVILES
To«t 4roit hUêêi Irovvert parai noui d€i déffOMom. (Diu. du Bâtonnier de» Arorau, le 1" déc. 1820.
Le nombre des Affairée civiles dans lesquelles j'ai plaidé ou consulté est considérable. En 1830 , quand j'ai quitté la profession d'avocat, il s'élevait à plus de quatre mille '. Mais le propre de ce genre d'affaires est de n'intéresser pour la plupart que les parties qu'elles concernent : — c'est par hasard s'il s'en trouve de temps à autre qui éveillent l'attention du public par la singularité des faits; et la science ^ par la nature des questions qu'elles présentent : — même parmi celles*ciy plusieurs ont excité jadis la curiosité des* contemporains, qui, revues à distance, n'offrent plus le même attrait.
Les éditeurs des Annales du Barreau français ont consacré le tome X de leur collection à mes Plaidoyers en maiière politique. Le volume suivant (X bis) renferme quelques-uns de mes Plaidoyers et Mémoires en matière civile, comme un spécimen de ma manière de
* La collection de mes Contultationi numMêefUei comprend 20 volumes in-folio de 7 à 800 pages : —- et les Mémoires imprimés distribués aux juges forment une eoilecttoa de2dfolmnés
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traiter celle sorte d'affaires, qui fait, à vrai dire, le
fond de la profession du jurisconsulle et de l'avocat.
Une Notice assez détaillée placée en tête de ce volume, et rédigée par l'un des avocats qui travaillaient à la publication des Annales du Barreau, Aorme une idée générale de cette partie de mes travaux , en indiquant jusqu'en l'année 1825, les affaires les plus saillantes dont ces avocats, mes contemporains, avaient pu entendre les plaidoiries à l'audience *.
Ces affaires, sans doute, n'ont pas le caractère dramatique des causes criminelles ; mais si elles ne créent pas pour les clients le même péril , et n'excitent pas chez le public la terreur et la pilio, elles ont aussi parfois leur vivacité , leurs émotions, leurs péripéties, leurs amertumes ! car elles impliquent assez souvent l'état et l'honneur des familles, l'amour-propre des personnes, et une grande partie de leur existence sociale.
Je me suis borné à rappeler ici un petit nombre de ces Causes qui conservent un intérêt historique ou qui touchent à de grands principes.
Ces Causes suffiront pour montrer que , dans cette autre phase de ma carrière d'avocat, j'ai eu de graves et difficiles questions à traiter, de grands intérêts à débattre ; — pour les clients les plus humbles , et aussi pour les plus illustres : — des procès contre un Roi sur le trône, et des plaidoiries ou des conseils pour des souverains morts dans l'exil !
^ On peut pour ces affaires recourir aux Arrêtistes et à la Gazette des Tribunaux, qui a publié de nombreux fragments de mes plaidoyers , et les donne même quelquefois en entier. — Outre les y^nnafef publiées par Warée, il y a aussi la collection de Panckoucke.
J'ai défendu le pauvre chevalier Desgraviers contre Louis XVIII; — et avant d'être appelé à lutter pour X exécution du testament de Louis-Philippe, mort en Angleterre , j'avais plaidé pour les exécuteurs testamentaires de Napoléon , mort à Sainte-Hélène I
C'est ainsi que j'avais plaidé pour l'apanage du duc d'Orléans en 1818, et qu'il m'a été donné de conclure en 1841 pour celui du comte de Chambord , demandant toujours justice : — scuii guique I — fobum et JUS !