PRINCESSE ADÉLAÏDE
tiroirs et portefeuilles; enfin on trouva une grande enveloppe en papier fort, non cachetée, portant pour suscription : Testaments; on la prit, et nous revînmes au salon.
On dressa d'abord l'acte de décès , où le maréchal Sébastiani , arrivé plus tard , figura comme l'un des témoins officiels.
Nous prîmes ensuite séance sous la présidence de M. le duc de Nemours; présents M. le prince de Joinville et M. le duc deMontpensier ; M. Guizot, président du conseil des ministres ; M. Hébert , garde des sceaux ; les deux maréchaux Gérard et Sébastiani; moi conmie Chef du conseil privé , et quelques autres membres du Conseil.
On tira les testaments de l'enveloppe.
Dans un préambule détaché, Madame annonçait qu'elle avait divisé ses dispositions testamentaires en trois parties :
La première contenant la distribution de sa fortune entre ses grands légataires ;
La seconde , des legs particuliers ;
La troisième , les souvenirs.
Il y avait quatre petits codicilles.
M. Guizot donna lecture à haute voix des deux premières pièces. On trouva qu'il serait trop long de lire le reste. Il ne fut pas question du cahier des souvenirs, trop intime sans doute pour être divulgué.
On replaça les actes dans l'enveloppe, qui fut scellée avec le cachet du chancelier ; et il fut convenu qu'il les ferait remettre dans la soirée au président du tribunal de première instance, conformément au Code