VOYAGE A OSTENDE
)> veiller après avoir reposé : elle se sent assez bien. ,> — Tout à vous. P d'O. »
(c A huit heures du soir, entrevue avec la Reine entourée de ses enfants et de deux de ses Dames , dans une salle basse éclairée d'une seule lampe, en quelque sorte sépulcrale. Impression indéfinissable. Sa Majesté me tend la main que je baise respectueusement , et je veux fléchir le genou devant elle ; Elle me retient par la main que j'avais placée dans la sienne , pendant tout le temps qu'elle exhale ses regrets , ses douleurs , exprimant en termes affectueux et touchants sa reconnaissance et celle de ses enfants pour les services rendus ^
)) J'étais muet, je versais des larmes ainsi que tous les assistants.
)) Peu après, entre le roi des Belges ; il me donne la main et m'exprime obligeamment le plaisir qu'il a de me voir.
» La conversation s'établit pendant quelque temps. Je me retire à neuf heures.
w Dans la nuit du 8 au 9, arrivée de madame la duchesse d'Orléans et du duc de Nemours à Ostende.
» Le 9, à midi, je vois Leurs Altesses Royales chez la Reine, où ils entrent pendant que j'étais en conférence avec Elle. — Madame la duchesse d'Orléans me prie de venir la voir à quatre heures.
w A quatre heures, visite à Madame la duchesse d'Or-
' Je n*ai point entrepris de reproduire les paroles mêmes de la Reine: j'aurais essayé en vain. Mais ce qui m*est resté, c'est Fexpression de cette grande el noble figure, de ces yeux levés vers le ciel, de cet accent de veuve éplorée et de tendre mère. Il y a quelque chose de saint dans la Reine Marie-Amélie !... On esl heureux de la vénérer et de la servir.