PAR SON ÉPOUSE
Voici encore les paroles simples et touchantes prononcées par M. le capitaine Legros dans cette dernière solennité :
a Habitants de Saint-Just ! Il y aura bientôt vingt-trois ans qu'à cette place nous étions réunis par une même pensée de dou-
^ En 1829, on n'eût pas permis de dire assassiné.
kur ; nous venions adresser à madame la maréchale Bnme notre dernier adieu, et placer près d'elle, sous cette terre, les restes mertels de son noble époux. Je vous avais promis de revenir : me voilà au rendex-vouSb Si j'ai tardé à exécuter cette promesse, c'est que j'attendais que de plus dignes que moi vinssent marquer d'un souvenir cette terre qui recouvre l'illustre maréchal et sa digne et généreuse éponse ; mais lorsque j'ai vu que sur cette tombe le sileace se faisait plus profond que jamais, je n'ai plus hésité ; et , encouragé par votre premier magistrat, par votre digne pastevr, je suis venu placer au milieu de vous le modeste souvenir du vievx soldaL Mais , je le vois, ce nombreux concours, tous nos eœors qui, dans ce moment, sont dominés par la même pensée, me dirseal assez que cette œuvre n'est plus la mienne, que ee monument est le vôtre.
D Habitants de Saint-Just, gardez-le, conservez-le religieusement, car il rappelle deux grands souvenirs : celui de la c^oùt et celui de la charité ! s
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