REPONSE
Par m. h. GOMONT.
Ne la cherche pas dans les vertes plaines, Ou dans le vallon frais et recueilli ; Ne la cherche pas aux rives lointaines, La charmante fleur qu'on appelle oubli.
(I) A ces vers de M. Van Hassell.
Où la troaverai-je, est-ce dans la plaine, Est-ce au fond des bois pleins de verts abris. Est-ce aa pied des monts où la marjolaine Berce au vent du soir ses bonqaets fleuris T
Dieu m'en est témoin, fût-ce au bout du monde, Je tMrais cueillir, 6 charmante fleur ! Je iMrais cueillir rose, blanche, ou blonde, Fleur au doux parfum qui guéris le cœur.
Je te presserais sur ma lèvre morne ;
Je te presserais sur mon front pâli,
Toi qui sers de baume aux douleurs sans borne,
0 charmante fleur qu'on appelle oublL
Ne la cherche pas, car le temps encore Pour loi ne Ta point semée ici-bas; Sitôt que les ans Tauront fait éclore.
Tu la trouveras partout sur tes pas ;
Tu la trouveras dans la solitude, Asile de calme et de liberté.
Tu la trouveras au sein de Tétude Au sein des plaisirs qu'offre la cité.
Mais quand â*éteindra,.pour ne plus renaître, Sous ses doux parfums Tamer souvenir ; Ton cœur mieux instruit comprendra peut-être Qu'oublier, pour Phomme hélas ! c'est mourir.
H. GOMONT.
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