On coupe les seigles
2S. On moissonne les blés (*).
Pluie presque non interrompue ; Août. Abaissement insolite de température.
Dans certaines parties du département, à Lorquin, on €st obligé de chauffer les poêles ; des flocons de neige se mêlent à la pluie.
La rentrée des récoltes est contrariée par les pluies ; les grains germent dans les épis coupés et même dans ceux qui se trouyeni encore sur pied.
Septembre. Les pommes de terre sont atteintes de la pourriture noiVe ; la récolte semble compromise en partie. Celles qui ont poussé dans les terrains sablonneux paraissent exemptes de la maladie. Les raisins se gâtent dans les treilles. La seconde coupe des fourrages s'opère dans les plus mauvaises conditions.
Octobre. Du 1^' au 20, il règne une sécheresse assez intense. Quelques gelées blanches signalent rapproche de Thiver.
Novembre. Seconde floraison de la pervenche, de quelques rosiers et autres fleurs. Tous le mois est pluvieux; le 18 la neige tombe assez violemment.
Décembre. Du 22 au 26 froid assez intense ; les arbres et la terre sont surchargés de givre au point de simuler une chute abondante (le neige.
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S 11. Caractère général de l'année.
L'année 1866, par suite de son excessive variabilité de température, de la froide humidité qui a caractérisé la fin de Tété, de Taltération et de la mauvaise qualité des récoltes, ne comptera assurément pas parmi les années bonnes et heureuses ; bien loin de là, la réunion des différentes circonstances que nous venons de noter, en. ont fait une des plus calamiteuses de notre époque et une des plus difficiles à traverser.
J*ajouterai, en terminant, que le tremblement de terre signalé en septembre, dans quelques départements du centre et de Touest de la France, ne s est nullement fait ressentir à Nancy.
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