UN DUEL ÉPIQUE
Par m, L. LEUPOL
Cet épisode, dont je donnerai, dans le SeUctw sanscrit que nous espérons pouvoir mettre bientôt sous presse (I), la traduction sommaire on français, et, d après un manuscrit de Calcutta, le texte pur en caractères dôvanâgaris, est extrait du .\fahâMrata, poème en deux cent mille vers et plus, sur lequel ont déjà travaillé MM. Frédéric de Schlégel, Edgar Quinet, J.-J. Ampère. Th. Pavie, G. Pauthier, Franz Bopp. Gh. Wilkins, Parraud, Cliézy, de Humbold, Lassen, Dimitri Galanos, Langlois. (îockburn Thomson, Hegel, Gousin , Barthélemy-Saint-Hilairo, llamilton, Holtzmann, Johnson, Foucaux, ot tant d'autres ôrudits, philosophes ou lettrés, notamment Eugène Burnouf et son digne continuateur à Nancy.
Nous lisons ce passage dans le I^ivre relatir an Saeriflee
du Cheval, Açwanudika parva (ST^f^f^TôR^ST) •
Yuâichthira, laîné des cinq fils de Pându, se voit enfin, après de nombreuses vicissitudes , en état de célébrer la fête du Rddjasuyn. « KoaTeralneté de l'Inde », s'il peut toutefois accomplir l'immolation de l'animal sacré, dont il confie la garde à son frère Ardjuna.
(1) Ce livre, qui conliaue Tœavre d'orientalisme classique dont noire Méthode et notre Dictionnaire ont été It^s débals après les Fleur» de Vln^' de M. de Dumast, a paru vers la fin de f S6G (Imprimerie V*^ Kaybois ; Editeur, Maisonneave, k Paris).
ûelui-ci, le héros de la race âryane à cette époque, doit mener triomphaieinent la victime à travers une foule de petits royaumes; et les princes qui, sans résistance, le laissent ainsi franchir leurs frontières, sont déclarés faire acte dç souipi^sipiji çt se reconnattrjB vas^yx.
Malgré les exagérations d'invraisemblance et de merveilleux dont cette composition surabonde, j'ai cru bon d'essayer, avec les réticences et les additions permises aux traducteurs libres, d'introduire une telle œuvre dans notre littérature, tant les çlôkas hindous m'ont paru grandioses.
D'après mes recherches et mes supputations synchrono- Ipgjqueis, ]& fabl(9 du Mahdtiârata se serait accon^plie entre l'époque où la Sainte-Écriture parle de Nemrod, le rebçl|e, pejtit-fils dj9 Gh^rn, et la date assignée par l'histoire aux çopdmencçments de la Chine, au règne de l'Egyptien Menés, af^ premières luei^rs de l'antiquité grecque, dans le vingt- ^ptième siècle environ avant notre ère.
fi propos de Cham, l'ardent, le brftlafit, j'oserai faire <^Aeryer que, si l'on étudie attentivement la Genèse, du sûipième au douzième chapitre, on verra que Sem, le nom, l>fii|ifpf:fté, |a |ip5Mfitlon, n'est peutrètre que le second âls de Noé, de qui Japhet, le propairatear, le pionnier, fut Je pi^mier enfant.
Pour des motifs que Dieu n'a pas révélés, cette substitutiq^ de droits d'aînesse s'opéra comme nous lisons que, plus tard, Abram et Saraî, le mafttre et la mafttreafie de leurs gens, devenus Abraham et Sara, le prince et la reine des générations futures, mirent Isaac, la Joie de la maison, à la place d'IsmaÔl, la misérieorde du Seigneur, né d'Agar , l'étrangère ; comme nous apprenons que Jacob , Plienreuz eoncorrent, supplanta son frère Esaii, Pliomme d'aetion.
Quoi qu'il en soit, des auteurs respectables et la Bible sacrée elle-même, nous permettent de croire que Japhet, le père de notre race âryane, est le chef de la branche aînée des familles humaines.
- iisi