‹ Une actrice en voyage, piéce en un acteChapitre 55 sur 80 · SUR UN · texte numérisé non relu

SUR UN

ROUTEAU PROCfiDfi DAFFINAGE DE LA VOlfR

Par Li MÉiiB.

La fonte telle qu'elle sort du haut-fourneau n*est pas seulement composée de fer et de charbon, elle contient en outre une proportion plus ou moins forte de parasites qui lui viennent, aussi bien du minerai que du combi»tible et qui nuisent singulièrement à ses qualités. Ces parasites sont habituellement :

le soufre, le phosphore* le silicium, Taluminium, le manganèse,

auxquels s'ajoutent parfois :

le titane, le cuivre, le zinc, l'arsenic, le cobalt, le nickel.

le chrome (1), eic.» etc.

Eliminer ces corps étrangers est le btit de Vaffinage que l'on atteint tant bien que mal en soumettant la fonte à une oxydation incomplète, se basant sur ce fait, vrai en théorie, qu*en pareil cas, les principaux parasites tels que le soufre, le phosphore et le silicium, plus oxydables que le fer, se brûlent avant lui.

Dans Topération de Taftinage, ce fait n*est vrai qu'en théorie ; toujours il se brâle du fer par la raison que la proportion de ce métal remporte de beaucoup sur celle des corps étrangers, en sorte que pour atteindre ceux-ci par voie de combustion au moyen de Toxygène de Pair, ce ne peut être qu'aux dépens d*une certaine quantité de métal.

Eliminer les parasites tout en respectant le fer, tel est donc le but que devrait remplir le procédé idéal, de rafSnage de la fonte. Désespérant d*y arriver par voie d*oxydation, on s'est adressé à Temploi des chlorures alcalins, et notamment du chlorure de sodium en raison de la tendance du chlore à s*unir aux parasites et à se volatiliser avec eux ; en raison aussi, de celle du sodium

(i) Quand la fonte est sans brillant et qu'elle offre nne.cassnre mate, elle contient aussi des bases terreuses telles qne da etUcium, da magnéiium, de Valuminium. La présence d*an excès de ces mélaox, dénote qne le lit de fusion a été mal ordonné et que la silice a été employée en quantité insuffisante.

à s*unir aux corps électro-négatifs de la nature du soufre, du phosphore ou du silicium et à les entrainer dans la scorie.

Karsten y a songé, il y a plus de quarante ans (1). SchaffhâutI a fait, de son côté, des essais avec du sel marin et du peroxyde de manganèse ajoutés au lit de fusion. Dans le bulletin du Musée de Nndustrie, 1844, p. 19, on propose dans ce but, un mélangede peroxyde de manganèse et de sel ammoniac.

Adrien Chenot (2) emploie du sel marin et M. Calvert (3) procède de même, tant pour afBner la fonte que pour désulfurer le coke.

Dans tous ces essais, on a obtenu des échantillons de fer très-convenablement affinés; malheureusement, ees tentatives sont restées à Tétat d'expérimentation ; on ne pouvait organiser un roulement régulier, sans doute par la raison suivante :

Le sel ajouté au lit de fusion arrivait aux étalages péle-méle avec le minerai, la castine et le combustible ; là, en présence de la haute température venue de l'ouvrage, il entrait en fusion, se répandait sur le minerai, Tenduisàit, le pénétrait et le mettait ainsi, fort malheureusement , à Tabri des gaz réducteurs. De là, une

(1 ) Manuel de la métallurgie du fer, traduit par CalmaoD, i 82i» t. I, p. 185.

(2) Complet rendus de VAc. de« ic, t. XXXV, p. tt2i .

(3) Ib. (i8K2), p. i53.

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