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CHAPITRE PREMIER La notion géographique de l’Algérie nouvelle

Cette notion ne peut être donnée au lecl(‘ur que par des cartes.

Pour se rendre compte de Pimportance du pays on doit étudier les nouvelles cartes de l’étatmajor.

, Pour s’en faire nettement une idée, pour en avoir une vision d’ensemble il faut regarder la carte de Reclus où les masses montagneuses, les vallées et les plaines, sont nettement indiquées.

Cela seulement permettra que l’on comprenne ensuite quelle doit être logiquement notre politique d’accès et d’exploitation dans le Maroc

oriental... et dans l’autre. La politique d’accès et d’exploitation, qui est la politique d’affaires, c’est-à-dire, la politique moderne, la seule que légitiment aujourd’hui la justice et la raison... et aussi quelque peu les traités... a pour essentielle condition de succès d’être en accord parfait avec les réalités géographiques.

Dans le Maroc oriental, où est la matière exploitable offerte à notre activité ? où sont les voies d’accès pour la meilleure exploitation de cette matière? où sont les meilleures voies d’accès, les naturelles et les plus courtes? à ces questions d’intérêt primordial, essentiel, ne peuvent répondre en indiscutable, en absolue vérité que les réalités géographiques indiquées par les cartes de l’état-major, par celles de Reclus et par celles de tous les atlas. Il suffit d’4voir des yeux et de lire une carte, pour y voir d’une part que :

— Jusqu’à l’oued Guir, dans le sud, c’est le Sahara la région des vastes déserts, des rares et maigres oasis, la région par conséquent où l’on ne doit s’occuper d’agir que lorsqu’on aura fini d’agir dans les pays où les résultats de l’action apparaissent certainement bons.

Pour savoir, d’autre part, que jusqu’à la Moulouya c’est :

— Le pays des plaines entre les montagnes et les rivières, le pays des plaines avec de l’eau;

— Le pays de la plaine des Ouled Mansour des Triffas de l’Angad, où la terre est bonne et la récolte assurée;

— Le pays des massifs montagneux où Pon sait qu’il y a des mines;

— Le pays où les vallées, c’est-à-dire les routes naturelles en plaine, et les plus courtes, dé-' bouchent près du port français de Port-Say.

Ce n’est point un homme qui dit :

« La base de notre politique d’accès et d’exploitation dans le Maroc oriental est à Port-Say. »

Cela est une réalité géographique. C’est une réalité montrée par toutes les cartes; et il en existe suffisamment pour que je n’aie pas besoin d’en publier une nouvelle.

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