II. — Le commerce du Maroc oriental par Port-Saij
Note du secrétariat de Louis Say :
La statistique officielle, depuis le 7 août 1901, jour du premier embai’quement des céréales par le côtier Zénith, du port d’Oran, chiffre l’embarquement sur la plage de Port-Say jusqu’en 1906 à plus de 200.000 quintaux de céréales seules, soit pour plus de 2.000.000 de blé ou d’orge, — Et ces deux dernières années 1907-1908, malgré les troubles qui ont empêché les semailles d’automne, et contrarié les cultures de printemps, la douane accuse :
Pour ;
1907. — Commerce général de transit : 40.000 quintaux,
1908. — Commerce général de transit : calculé pour huit mois, c’est-à-dire avant môme la fin de la campagne des grains, et avant toute campagne des sucres, cafés, thé, etc... : 38.000 quintaux.
Ce qui portera l’année courante à idus de '60.000 quintaux.
Et en considérant ces chiffres, il ne faut pas oublier que 95<^/o en plus de ce trafic sont obligés de retourner par Marnia et Mellila, faute de facilités assez grandes d’embarquement, et du restreint du port actuel. — Notamment 1.000.000 de moutons, 30.000 bœufs, et 10.000 chèvres.
Ce qui donne une campagne de céréales encore supérieure à celles des autres années, et balançant Nemours, qui pourtant existe depuis 34 ans. Et il importe de remarquer que le trafic des autres articles d’importation ou d’exportation sera d'un bien plus fort rendement.