A. E. Perse, t. 3, f08 326 sqq
royale, fussent parfaitement indifférentes au kalender de la province d'Erivan. Saint-Olon et Morel qui voyaient la situation sous un autre aspect, enrageaient de céder aux demandes incessantes du Persan, mais ils cédaient toujours car il fallait arriver à Paris quoi qu'il pût en coûter. Cette fois encore, ils se résignèrent à ne tenir aucun compte des directions du secrétaire d'État ; ils consentirent à payer à l'ambassadeur quatre cents livres pour chaque journée de voyage depuis Marseille, bien que toutes les provisions nécessaires lui eussent été fournies gratuitement, et ils prirent même l'engagement d'agir de même jusqu'à Paris. Quant à la suppression des « entrées », il était moins que jamais possible d'y songer et, fort heureusement, un secrétaire trop léger avait oublié de joindre à la lettre du marquis de Torcy la liste des membres de l'ambassade envoyée par M. des Alleurs. C'était là une excellente excuse pour ne pas aborder une question qui eût provoqué maints orages.
Mehemet Riza Beg s'étant trouvé subitement guéri, le 9 janvier, sans doute par les concessions de Saint-Olon, l'ambassadeur se remit en marche l. On avait préparé pour lui une maison