‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 64 sur 133 · Ibid., f · texte numérisé non relu

Ibid., f

« pour lui, de punir l'officier qui a été insulté. « Mais prenez votre temps de manière à ce qu'il « ressente toute l'étendue de ce que Sa Majesté « fait en sa faveur. » Sans aucun doute Moligny était innocent. Le procureur du roi au Châtelet, Moreau, en informant, dès le 26 mars l, le marquis de Torcy de ce qui s'était passé le matin, n'avait pas hésité à écrire que les témoins de la scène en rejetaient unanimement la responsabilité sur le valet persan, et considéraient cet individu comme le véritable agresseur. Le secrétaire d'Etat mieux renseigné jugea, par la suite, excessif de s'être montré aussi conciliant vis-à-vis de Mehemet Riza Beg : il chargea donc Breteuil, dont le zèle avait heureusement épargné une faute, d'aller dire à Son Excellence que le roi avait appris, à la suite de l'enquête, que le lieutenant Moligny avait été le premier, sur les remparts, insulté et frappé par les domestiques persans. Sa Majesté comptait, dès lors, que l'ambassadeur, venu en France comme « ministre de paix », voudrait marquer « son respect pour le roi en faisant un acte « de justice et en punissant la violence et l'em- « portement de son domestique 2. » Il est inutile d'ajouter que Son Excellence n'en fit rien. Deux mois plus tard (23 mai 1715), un deuxième

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