‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 70 sur 133 · Aujourd'hui Kasvin · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Kasvin

serve au P. Pacifique fat exceptionnel et il parait avoir embarrassé l'humilité de celui qui en fut l'objet. Les portraits remis au chah Abbas firent merveille et le monarque persan, heureux de cette attention, accorda à Tordre des Capucins une maison à Ispahan et une autre à Babylone. Il confia enfin au P. Pacifique une lettre pour Louis XIII contenant de vives protestations d'amitié, ainsi que des présents. Le révérend, transformé malgré lui en ambassadeur, repartit en novembre 1628, et, quelques mois après, il s'acquittait auprès du roi, alors à Arles, des commissions du sophy. Tout en protestant de son incompétence en cette matière, le P. Pacifique avait constaté que des relations commerciales fructueuses pouvaient s'établir avec la Perse, et il indiqua qu'il serait avantageux de tirer de ce pays de la rhubarbe, de la soie, des toiles peintes et des cotonnades. Ce fut toutefois en 1664 seulement que la compagnie des Indes, fondée par Golbert, comprit l'avantage de suivre l'exemple des Anglais et des Hollandais. Elle se décida à dépêcher à Ispahan deux agents, Guéton et Mariage, qu'accompagnèrent de Lalain et de Laboulaye-Legourd, gentilshommes porteurs d'une lettre de Louis XIV * au chah Abbas II \ La mission s'embarqua à Mar-

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