A. E. Perse, t. 1, f«» 126 et
tes et multiplier les relations qui s'étaient ainsi renouées, et sans certains prétextes religieux qui furent habilement saisis, le nom de la France eût été vite oublié en Perse. Le succès des Capucins, dû aux portraits de Louis XIII et des reines et au prestige qui était résulté de ce cadeau pour le P. Pacifique, avait prouvé aux moines la valeur de l'appui du roi de France. Aussi, dès 1667, le P. Mathieu, provincial des Dominicains en Arménie, avait-il jugé avantageux de solliciter le renouvellement auprès du chah des démarches faites, trois ans auparavant, par le roi à la demande du P. Antoine-François Sani, en faveur des intérêts des catholiques en Perse l. Il avait reçu une lettre de Louis XIV pour Suléiman qu'il avait remise lui-même au sophy, et qui avait été bien accueillie a. Le monarque persan repondit même au roi pour l'assurer, par écrit, que des ordres avaient été donnés afin de faire respecter les privilèges des chrétiens et notamment ceux des Arméniens de Nachivan 3. Cette région renfermati en effet de nombreux villages catholiques, par suite de l'action des Dominicains, mais les gouverneurs ne partageaient guère la tolérance de leur souverain.
En dépit des promesses du chah, le sort des