‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 73 sur 133 · Ibid., f° 130. — Nachivan est aujourd'hui Nachitchevan · texte numérisé non relu

Ibid., f° 130. — Nachivan est aujourd'hui Nachitchevan

2 il UNE AMBASSADE PERSANE SOUS LOUIS XIV

Arméniens resta précaire. Ces malheureux ayant entendu parler du zèle du roi de France à répandre la religion catholique jusque dans les pays les plus éloignés, ainsi que des démarches qui avaient été déjà faites par ce prince en leur faveur, n'hésitèrent pas, quelques années plus tard (1681), avec les Ghaldéens et Syriens catholiques, à faire parvenir leurs doléances à Louis XIV l. Leur intermédiaire fut François Piquet 2, évêque de Gaesaropolis. Ce prélat accepta de transmettre la lettre des Arméniens et des autres chrétiens, et grâce à l'appui du P. de La Chaise 3, gagné par Piquet à la cause qu'il soutenait, le roi de France s'intéressa au sort des plaignants. Il écrivit au chah et fit même préparer des présents pour le monarque oriental, consistant en « ouvrages à ressort, tels qu'on « n'en avait point encore vus non seulement en « Perse mais en France. Ces ouvrages étaient de « grandes montres, qui avaient trois pieds de « face ou environ. Ces montres représentaient, à

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