‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 78 sur 133 · A. E.Perse, t. 4, f · texte numérisé non relu

A. E.Perse, t. 4, f

Nul ne se souciait en France de s'engager dans des aventures orientales, de donner la chasse aux Arabes du golfe Persique ou de prendre Mascate. L'état du royaume et celui de la flotte, après la guerre de la succession d'Espagne, ne se prêtaient pas à ce genre de politique. En eûtil même été autrement que le grand âge du roi eût interdit une entreprise de longue haleine. Toutes les tentatives de Mehemet Riza Beg pour nous déterminer à une action navale quelconque étaient, dès lors, vouées à un échec certain. La question commerciale, par contre, nous intéressait fort, et il était habile de prendre au pied de la lettre le message du chah Hussein comme celui du khan dÉrivan. On esquivait ainsi les difficultés politiques, et on courait la chance de modifier, dans un sens favorable à nos intérêts, le traité de 1708.

Pontchartrain, dont le commercé avec la Perse regardait le département, était le disciple de Golbert. Il avait les mêmes conceptions économiques, un vif souci du développement de la richesse du royaume, et les mesures qu'il avait prises depuis son entrée en fonctions s'inspiraient de l'esprit de son illustre devancier. Sa tâche n'avait pas été aisée, car les maux de la guerre l'avaient compliquée : certaines stipulations du traité d'Utrecht *, applicables aux Anglais par le

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