‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 90 sur 133 · Journal de Dangeau, du 13 août 1715, t. 16, p · texte numérisé non relu

Journal de Dangeau, du 13 août 1715, t. 16, p

idée des industries françaises : ils comprenaient deux montres en or, dont une à répétition; une grande pendule à sonnerie pouvant marcher six semaines, et une autre d'un mécanisme moins compliqué ; une aigrette composée de magnifiques émeraudes et de diamants ; un fusil enrichi d'or ; un fusil enrichi de filets d'argent et damasquiné ; une paire de pistolets incrustés d'or; dix-huit aunes d'étoffe d'argent à franges, douze aunes d'étoffe d'or et ponceau et brochée d'or, bleu, vert avec chenilles assorties; quatre-vingts aunes en drap écarlate, violet, bleu, jaune, le plus beau qu'on fabriquât en France, enfin un tapis de la Savonnerie pris au garde-meuble de Sa Majesté f. Sur le désir exprimé par Son Excellence, on lui promit encore un lustre de cristal, et on lui annonça l'envoi ultérieur des présents destinés au grand sophy.

Ce témoignage de bienveillance et ces marques de générosité tombaient fort à propos, et elles contribuèrent à faciliter le règlement des difficultés qu'une question assez délicate risquait de soulever avec Mehemet Riza Beg. Contrairement aux usages et pour s'épargner des cris, on avait laissé à l'ambassadeur persan depuis son entrée la jouissance de l'hôtel de la rue de Tournon. Mais cette prévenance devait avoir une fin. Un ambas^

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