Wessenberg à Thom^ Olmûtz, 21 octobre
Bruxelles ayant été, sur la demande du cabinet français 9 accepté comme lieu des conférences pour la pacification de Fltalie, le prince de Schwarzenberg, depuis le 22 novembre président du conseil et ministre des affaires étrangères, s^applique à définir la sphère d'action de cette réunion. M. Bastide, ministre des affaires étrangères de la République française, avait, vis-à-vis de notre agent, soutenu que ce serait à la future conférence à examiner le projet d'institutions libres que l'empereur d'Autriche comptait octroyer à ses sujets italiens. Le prince Félix a hâte de rectifier cette erreur * .
« Sa Majesté, écrit-il à M. de Thom, a promis à ses sujets italiens des institutions libérales et le libre développement de la nationalité italienne. Cette promesse sera fidèlement remplie, mais elle le sera sans l'intervention des puissances étrangères. C'est une question intérieure. Elle ne saurait donc être soumise aux délibérations de la conférence de Bruxelles, dont le seul but est la conclusion de la paix entre nous et la Sardaigne.... Le gouvernement de l'empereur désire sincèrement parvenir le plus tôt possible à un arrangement avec la Sardaigne. Il admet, dans ce but, la coopération de la France et de