Schwarzenberg à Thom^ Olmûtz, 17 décembre
l'Angleterre, mais ce qu'il n'admettra jamais, c'est l'ingérence de ces puissances dans nos affaires intérieures. Je vous prie de ne laisser subsister sur ce point aucun doute dans l'esprit de M. Bastide. »
Affaires de Rome. — Pie IX a demandé le secours de l'empereur d'Autriche. Le prince Félix s'empresse d'informer le nouveau président de la République française de la marche que l'Autriche suivra afin de ramener le pape à Rome. Il ne sonde pas les intentions du gouvernement français, il se borne à lui faire connaître celles de son souverain et il l'invite à se joindre à cette entreprise'.
Il profite de l'occasion pour dire un mot sur la Sardaigne. On n'est pas plus franc, plus sincère et plus explicite. C'est à la droiture de son cœur qu'il doit en grande partie le prestige et la confiance dont il jouit déjà dans les cours étrangères. Voici la dépêche :
« Le pape réclame le secours et la protection de l'empereur. Cet événement, car c'en est un, n'a pu nous surprendre. Pie IX, en quittant la politique traditionnelle de ses prédécesseurs pour