‹ Une année de ma vie, 1848-1849Chapitre 35 sur 36 · PREMIÈRE PARTIE MILAN · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE MILAN

Appelé à Vienne, je suis chargé d'une mission à Milan.

— Causeries avec le prince de Melternich sur Tétat de l'Italie. — La situation du chancelier d'État. L'archiduc Louis. Le comte de Kolowrat. — Confidences du comte Henri de Bombelles sur les cours d'Italie.

— Premières nouvelles de la révolution de Paris et de l'abdication du roi Louis-Philippe

Réflexions du prince de Metternich sur les affaires intérieures de l'Autriche. Ses relations personnelles avec l'empereur François. — Mon arrivée à Milan. — Le comte de Ficquelmont. — Mouvement social. — Départs du gouverneur de Lombardie, du comte de Ficquelmont, du vice-roi. — Mgr Romilli, archevêque de Milan. — Le général de Schoenhals. Ses prédictions en vue d'une guerre avec la Sardaigne. —

Le maréchal Radelzky et les chefs de son armée : Wallmoden, Charles de Schwarzenberg, Glam-Gallas, Wohlgemuth, Wocher, Schoenhals. — Regard rétrospectif sur la Lombardie de 1828 et de 1838. — Le réveil du sentiment national en France, en Aile* magne, en Italie. — Le régime autrichien depuis la moitié du dernier siècle sous Marie-Thérèse et ses successeurs. — Faiblesse des autorités civiles vis-à-vis des conspirateurs. — Premières nouvelles de la révolution de Vienne du 13 mars. — Insurrection à Milan. Les Cinqtie giomate. — Mes embarras et aventures pendant les cinq jours de combats. Entrevue avec le podestat Casati, principal meneur de l'insurrection. — Le roi Charles-Albert se déclare en faveur du mouvement et franchit le Tessin. — Le maréchal Radetzky se replie sur Vérone. — Je suis pris en otage et confié à la garde d'un employé. — Philémon et Baucis. — L'Autriche de François I'' et de son fils Ferdinand 15

Chargé de négocier l'échange des otages, je pars pour le quartier général du maréchal Radetzky. — Scènes de désordre provoquées à Brescia par mon arrivée dans cette ville. — Mes relations avec Mompiani, « ministre des affaires étrangères de Brescia ». — Retour à Milan. — La princesse Belgiojoso et ses cent quatre-vingts giovinoUi napolelani. — Les motifs qui ont déterminé la retraite du maréchal Radetzky sur Vérone. — Capitulation du général Ferdinand Zichy, commandant de Venise. — Mouvements révolutionnaires à Florence, Rome, Naples. — Les princes italiens contraints d'envoyer leurs troupes régulières au secours des insurgés du royaume lombardo-vénitien. — Les communications de Radetzky avec les provinces limitrophes et la capitale de la monarchie complètement interrompues. — Le ministère vien-

TADLE DES MATIÈRES. 507

nois paralysé et incapable d'envoyer au maréchal des secours considérables. — Position désespérée des Autrichiens en Italie. — Courage et force d'âme du vieux maréchal. — Sa position précaire à Vérone. Il y est rejoint par le général d*Aspre, commandant du 2'^ corps d'armée. La forteresse importante de Mantoue, grâce à la vigilance et à l'intrépidité du général Gorzkowski, conservée à l'empereur. — Le général (plus tard maréchal) Nugcnt pénètre, à la tête du S"" corps d'armée, dans la Terre ferme du Vénitien. — Les corps francs d'Allemandi et de Manara détruits dans les défilés du Tyrol par le général Welden et les francs-tireurs tyroliens. — Affaire de Goïlo, sur le Mincio 127

Inactivité du roi Charles-Albert, toujours campé à Somma Campagna au centre du quadrilatère. — Mécontentement et inquiétude des Milanais. — Effectifs des armées sarde et autrichienne. — La Genèse de l'insurrection de Milan. — Rupture de Pie IX avec le parti national. — Lutte, encore sourde, entre les signori et les popolani. — Les prisonniers et otages autrichiens fort bien traités par les autorités insurrectionnelles. — La monotonie de ma vie de prisonnier variée par la lecture d^auteurs classiques.

— Mes aimables geôliers Philémon et Baucis. — Combats acharnés à Santa-Lucia. Pertes considérables des Piémontais — M. Fava, président de la police. — La Madonna dell' Ago. — Les nouvelles du théâtre de la guerre défavorables aux Italiens. — Éventualité d'une intervention armée de la France.

— Nouvelles désastreuses de Vienne. — La Cour se rend à Innsbruck. — Grande démonstration républicaine à Milan. — Reddition de Peschiera 169

A Vienne, les étudiants les maîtres de la situation. Formation d'un comité avec pouvoir dictatorial. — Protestations du gouverneur de la Bohême el de la garnison de Lemberg (Galicie) contre la faction dominante à Vienne. — Promenade hors de Milan ; causerie avec la femme d'un petit fermier. — Ce que pense et veut le peuple lombard. — Les révolutions de 1848 jugées par Machiavel. — Opérations téméraires du maréchal Radetzky. Conduite héroïque de ses troupes à la prise de Monte Berico; capitulation de Vicence, Padouc et Trévise. — Les papalins de ûurando et presque toutes les troupes italiennes, réunies dans le Vénitien, faits prisonniers. — Le roi Charles-Albert toujours retranché entre Mantoue et le lac de Garda. — Nouvelles authentiques de l'insurrection de Prague terrassée par le prince de Windischgraetz après cinq jours de combat 201

Nouvelles importantes de Paris : les journées de Juin ; le général Gavaignac nommé chef du pouvoir exé- . cutif. — Ma mise en liberté. Adieux à mes chers geôliers et départ pour Vienne. — Agréable voyage à la frontière suisse. — Réflexions sur les destinées de ritalie et sur les regrets que les étrangers éprouvent en la quittant 227

Origine de Tltalie unie et indépendante. — Regard rétrospectif sur l'Italie d'avant 1848. — Rôle assigné à l'Autriche par les congrès européens de Vienne, Troppau, Laybach et Vérone relativement aux affaires de la Péninsule. — Situation de la nouvelle Italie. — Un mot sur la question du pouvoir temporel de la papauté 241

Page 1