‹ Une aventure du chevalier de GrammontChapitre 38 sur 55 · LE MARQUIS, M. DE MATTA, MER VILLE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, M. DE MATTA, MER VILLE

MATTA

Puisqu'ici je ne trouve personne Pour m'annoncer, allons, j'entre tout bonnement.

LE MARQUIS

Ah! c'est vous?

MER VILLE à part.

Quel ennui!

MATTA

Dans mon empressement Je venais sans rlétour vous parler de Fafifaire Où j ai, sans le vouloir, excité la colère D'un homme que j'estime, et qui doit franchement M'cxpliquer les motifs de son ressentiment; Car je veux être un sot, si dans cette aventure, Je devine comment j'ai pu vous faire injure.

LE MARQUIS

Quoi! sur ce différent vous voulez revenir? Ah! ma foi, j'en avais perdu le souvenir: Certain de n'avoir dit en cette circonstance Aucun mot dont parfois Tamour-propre s'offense, J'attendais en repos qu'ici le Chevalier Vînt mapprendre la fin du courroux singulier Où je vous vis hier, et qui, soit dit sans feinte. M'a sur votre raison inspiré quelque crainte.

MATTA

Moi, j'étais fort tranquille, et Grammont sait très-bien Qu'à votre humeur d abord je ne comprenais rien; Mais puisqu'il l'avait vue, il fallait bien y croire, Et c'est pourquoi je viens....

LE MARÇUIS.

Ohî 1 excellente histoire!

Arec tout son esprit comme il s'est abuse.

M ATT A

Je crains plus que de nous il se soit amusé.

iWEE VILLE à part.

Ils n'en finiront pas. (Haut.) Messieurs, la chose est claire, Et TOUS n'aTCz tous deux nul tort dans cette affaire; Puisqu'elle est expliquée, il n'y faut plus penser.

LE MARQUIS

J'y consens de bon cœur! (àMaita.) et je yeux Tembrasser, Pour le convaincre mieux qu'en ami je le traite.

MATTA

Allons, embrassons-nous.

(Ils s'embrassent.)

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