SCENE III
Les Précédens, MER VILLE.
C'est
le MARQUIS.
Arrivez donc, Merville.
DELPHINE à part.
lui,
LE MARQUIS
Venez m'aidez à ramener Tesprit De ma nièce....
MER VILLE avec embarras. •
Monsieur..., je venais
LE MARQUIS
Il s'agit De lui dire, avant toat, combien Ton est blâmable , Lorsque après avoir fait un choix très-convenable , On change sans raison , d'humeur, de sentiment. Et qu'on veut aujourd'hui congédier l'amant, Que pour futur epous. on acceptait la veille.
MT.RVILLE avec feu.
Quoi , TOUS refuseriez î se peut-il 7
LE MARQUIS
A merveille.
Par votre étonnement vous en dites bien plus, Qu'on n'en pourrait jamais exprimer là-dessus.
DELPHINE
Oui , TOUS avez le droit de blâmer ma conduite , Mais puisqu'à cet aveu le malheur m'a réduite , Au moins puis-je affirmer que d'un trait offensant, D'un indigne calcul mon cœur est innocent : J'ai voulu d'un jaloux braver la tyrannie ; J'espérais me venger -, moi seule suis punie!
LE MARQUIS
Que dit-elle?
MER VILLE
Ahî grands dieux, si son cœur se repent, Ainsi que moi, monsieur, montrez-vous indulgent.
LE MARQUIS avec surprise.
Comment, ainsi que vous?
MERVILLE Tivement.
Oui, l'amour lui pardonne!
LE MARQUIS
A l'autre.